Piazza Armerina
Villa romana del Casale
Photos : Anne Wargnies, Sylvie, Stéphane & Daniel Vranckx


La Grèce Rome Byzance Sicilia Ariminum KritiRhodesChypre
Accueil général Présentation Liens Bibliographie Jeux Quoi de neuf ?Index des articles    Crédits et conditions



Sommaire

Pas envie de voir tout le bazar ? Cliquez sur un lien pour aller à la section désirée

A l'extérieur

La Domina

"La petite chasse"

"La grande chasse"

Bikinis

Deux mosaïques du triclinium

Les latrines

Mosaïques diverses

Bibliographie

A l'extérieur

Retour au sommaire

 
Les thermes, ou bains comprenant invariablement un calidarium (salle pour bains de vapeur et d'eau très chaude),
un tepidarium (bains tièdes) et un frigidarium (bains froids).
A l'avant-plan, les praefurnia, fours qui chauffaient l'eau destinée aux thermes et l'air des hypocaustes,
système de chauffage central à air chaud.

 
Une colonne ionienne de la cour d'entrée polygonale.
D'après Vitruve, la colonne ionienne représentait une femme chaussée.

La Domina

Retour au sommaire

 
Cette mosaïque ornait un vestibule reliant le péristyle (escalier de droite) au gymnase des  thermes
(escalier descendant à gauche).

 
La Domina (maitresse de maison) s'appelait Eutropia.
On la voit ici accompagnée de ses enfants, Maxentius à gauche et
Fausta à droite.
Aux extrémités, deux esclaves : celle de gauche tient une corbeille
contenant des vêtements propres et pliés, celle de droite, une boite
destinée aux huiles de bain.
Mais qui était l'époux d'Eutropia, le dominus de la maison ?
La villa appartenait probablement à M. Aurelius Ualerius
Maximianus, l'un des Tétrarques.
Rappelons que, devant les difficultés croissantes de gestion et de
défense de l'Empire, Dioclétien partagea le pouvoir entre deux
co-empereurs ("Augustes") et deux co-successeurs ("Césars").
Maximianus fut fait César en 285 PCN par Dioclétien, et Auguste
en 286 PCN. Il abdiqua avec Dioclétien en 305 PCN, pour revenir
au pouvoir de 306 à 308, afin de soutenir son fils, Maxentius (qui
serait ainsi le jeune homme à gauche d'Eutropia) dans sa lutte
contre Constantin. Fait prisonnier, il se serait suicidé suite à leur
défaite.
La villa date donc de la fin du IIIème ou du début du IVème siècle.

"La petite chasse"

Retour au sommaire

 
Cette mosaïque, qui ornait le sol d'une salle de séjour, représentait une scène de chasse sur cinq registres.

 
Premier registre :
esclaves conduisant des chiens à la chasse.

 
Deuxième registre :
au centre, sacrifice d'encens à Diane, déesse de la chasse, représentée sur la colonne, équipée d'un arc et
d'un carquois.

 
Troisième registre :
A gauche, des fauconniers ; au centre, sous un voile rouge, une scène de repas.

 
Les deux registres inférieurs :
Capture de lièvres (4ème), de cervidés et de sangliers (5ème).

"La grande chasse"

Retour au sommaire

 
Sur le sol d'une galerie de 60 mètres de long, s'étale une remarquable composition
représentant la capture et le transport d'animaux africains et asiatiques pour les jeux
du cirque à Rome, ainsi que différents motifs allégoriques, comme le phénix, symbole
d'immortalité.
Je vous épargne donc, pour les images qui suivent, tout commentaire.

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Bikinis

Retour au sommaire

 
Quelques-unes des célébrités de la Villa de Piazza Armerina : ces jeunes filles portant la
subligatura (culotte) et la fascia pectoralis (soutien-gorge) s'exercent à diverses
disciplines athlétiques.

 
La jeune fille vêtue d'une toge remet une couronne et une palme à sa voisine, qui vient de remporter
le concours de la roue, qui consistait à faire évoluer celle-ci au moyen d'une baguette.

Deux mosaïques du triclinium

Retour au sommaire

 
Gigantomachie, ou combat de géants.
Héraklès, en traversant l'Italie, rencontra des géants anguipèdes (= aux pieds de
serpents) et les massacra à coups de flèches.

 
Scène dionysiaque.
Lycurgue, roi de Thrace, avait chassé Dionysos de ses terres,
massacrant ses suivants, satyres et ménades. Zeus le fit châtier
cruellement par les ménades, que l'on voit ici.

Les latrines

Retour au sommaire

 
Les petites latrines, au sol décoré d'animaux : âne sauvage, lièvre, ocelot, perdrix, outarde.
Les sièges sont une reconstitution, mais fidèle aux modèles romains originaux.
L'on remarquera l'aspect "convivial" des toilettes romaines : il n'y avait pas de cloisons séparant les sièges !
Sous ceux-ci, était aménagé un collecteur dans lequel coulait de l'eau en permanence. L'on s'essuyait au
moyen d'une éponge fixée au bout d'un roseau, que l'on rinçait ensuite dans un canal d'eau courante situé
devant le marchepied.

Mosaïques diverses

Retour au sommaire

 
Mosaïques du péristyle : décor de protomès d'animaux domestiques et
sauvages inscrites dans des médaillons.

 
Mosaïque du gymnase, salle oblongue fermées par deux hexèdres.
Elle représente une course de quadriges au Circus Maximus de Rome en l'honneur de Cérès, déesse des moissons,
 particulièrement révérée dans la région de l'actuelle Enna : selon une légende locale, ce serait du lac
 d'Enna/Pergusa qu'Hadès aurait surgi pour s'emparer de Perséphone, fille de Démèter, que les Romains
identifiaient à Cérès.
En bas, la spina, arête centrale du cirque.
A gauche, à côté du tibicen (sonneur de trompe), un magistrat vêtu d'une toge remet la palme à l'aurige de
l'attelage vainqueur.

 
Salle des quatre saisons :
les bustes représentent, de bas en haut, le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.

 
Salle des Amours pêcheurs, probablement un triclinium (salle à manger) pour les invités.

 
Un épisode célèbre de l'Odyssée : Ulysse tendant une coupe de vin pur au cyclope Polyphème,
afin de l'endormir et avant de lui crever l'oeil.
Cette mosaïque ornait un vestibule d'accès à deux chambres, dont la suivante.

 
Sol d'une chambre :
s'ordonnant autour d'un médaillon avec une scène "érotique" (plus hot que ça, tu meurs), des motifs géométriques,
des jeunes femmes personnifiant les quatre saisons et des masques.

Bibliographie

Retour au sommaire


Art et histoire de la Sicile, Casa Editrice Bonechi, 1999

Salvatore Ciurca & Giuseppe Walter Bologna, Les mosaïques de la villa "Ercula" de Piazza Armerina - Morgantina, Nicolò Maltese

Cours de grec de cinquième et sixième de Mme Leroy, professeur à l'Athénée Royal d'Auderghem

Jean H. Croon, Encyclopédie de l'Antiquité classique, Editions Séquoia, 1962

Vocabolario siciliano-italiano, Biblioteca delle tradizioni popolari, Brancato Editore, 2000

La Sicile, Le Guide Vert Michelin, 1998

Loretta Santini, Agrigente, La Vallée des temples et ses environs, Plurigraf, 1995

Syracuse, art, histoire, culture, Co. Graf. Editrice

Giuliano Valdes et collaborateurs, Le livre d'or de Taormina, Casa Editrice Bonechi, 1999


 

 La commune de Piazza Armerina 
http://www.comune.piazzaarmerina.en.it/index.asp
Le portail de Piazza Armerina
http://piazza-armerina.it/Informazioni/Benvenuti-nel-Portale-di-Piazza-Armerina.it.html
 Deux articles de Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Villa_romaine_du_Casale
http://it.wikipedia.org/wiki/Piazza_Armerina

D. "October Equus" V. Avril - Mai 01
Revu Janvier 03
Réédition Juin 07



La Grèce Rome Byzance Sicilia Ariminum KritiRhodesChypre
Accueil général Présentation Liens Bibliographie Jeux Quoi de neuf ?Index des articles    Crédits et conditions