Agrigento - Akragas
La Valle dei Tempi
Photos : Anne Wargnies, Sylvie, Stéphane & Daniel Vranckx


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Le temple des Dioscures

Le temple de Zeus Olympien

Le temple d'Héraklès

Le temple de la Concorde

Le temple d'Héra

Nécropoles

Une curiosité

Bibliographie

Le temple des Dioscures

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Une seule photo, malheureusement, et prise de loin :
Les quatre colonnes du centre sont tout ce qui reste de ce temple dorique du Vème
siècle ACN.

Le temple de Zeus Olympien

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L'un des atlantes, ou "télamons", cariatides de 7, 75 mètres de haut qui soutenaient l'architrave.

 
Débris de chapiteaux et de colonnes.
Les rigoles en U dans les blocs servaient à insérer des cordes de levage.

 
Ce qui reste d'un édifice de 113 X 56,30 mètres, l'un des plus grands temples du monde grec.
Il fut construit entre 480 et 470 ACN suite à la victoire de la coalition d'Agrigente et de Syracuse
sur les Carthaginois à Himère en 480 ACN.
 Ceux-ci se vengèrent en le rasant lors du sac de la ville en 405 ACN.
La rangée de colonnes de l'arrière-plan appartient au temple d'Héraklès.

Le temple d'Héraklès

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Ce temple date de la fin du VIème siècle ACN.

 
Seules les colonnes du côté sud sont encore debout.

 
Il s'agissait d'un temple...
- périptère, c'est-à-dire entouré sur tout son périmètre d'une seule rangée de colonnes ;
- hexastyle, autrement dit présentant six colonnes en façade.

 
Les colonnes massives et la forme "en galette" des chapiteaux sont
représentatives du style dorique archaïque.

 

Le temple de la Concorde

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Ce temple date d'environ  430 ACN.
L'on ignore à quelle divinité il était dédié (Athéna ?).
Son nom actuel provient d'une inscription latine d'époque romaine trouvée tout près,
et célébrant la concorde entre les citoyens.
Au VIème siècle PCN, il échappa à la fureur des iconoclastes grâce à sa
transformation en basilique chrétienne.

 
Comme celui d'Héraklès, celui-ci était périptère et hexastyle.

 
Beaux exemples de colonnes doriques classiques.
En effet, elles  présentent un renflement vers les 2/3 de leur hauteur (entasis).
Ca ne se voit pas ?
Normal : Ce temple illustre des principes de correction optique également appliqués
au Parthénon afin de faire paraître toutes les lignes bien droites :
- L'architrave est légèrement arquée vers le haut en son milieu ;
- les colonnes extérieures sont légèrement inclinées vers le centre ;
- l'entasis.

 
D'après Vitruve, la colonne dorique représentait un homme pieds nus, ce qui
en explique les proportions et notamment le nombre invariable de tambours
du fut, sept.
La frise alterne classiquement triglyphes (zones cannelées) et métopes
(zones planes), ici sans décoration.

 
L'édifice n'est pas en marbre, mais en tuf à l'origine
recouvert de stuc.

Le temple d'Héra

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La "Vallée des Temples" n'est pas une vallée, mais une crête s'élevant en pente
douce du temple des Dioscures vers celui-ci, dédié à Héra Lacinia

 
Cet édifice dorique date du milieu du Vème siècle ACN.
Il fut incendié en 405 ACN par les Carthaginois.

 
Autre exemple, comme ceux de la Concorde et d'Héraklès, d'un temple périptère et hexastyle.

 

 
Il s'élevait sur un podium (stylobate) de quatre gradins.

Nécropoles

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Nécropole byzantine des Vème et VIème siècles PCN.
Les tombeaux, qui pouvaient contenir un ou plusieurs défunts, sont en arcosolium, terme technique
désignant un creux surmonté d'une niche en arc, forme qui évoque le soleil, tant à son lever qu'à
son coucher.
Ils furent creusés dans la muraille d'enceinte qui circonscrivait la zone des temples, les corps ne
pouvant entrer en contact avec la terre. Les défunts étaient inhumés en position feotale, car l'on quittait la
terre comme l'on y était arrivé.

 
La mer Ionienne à travers une tombe byzantine

 
Nécropole paléochrétienne du IVème siècle PCN.
Avant d'être inhumés, les corps étaient placés dans de la chaux vive afin d'éviter
les risques d'épidémies.

Une curiosité

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De quoi s'agit-il ?
D'un chemin de roulement servant au transport des blocs de tuf.
Plus tard, il fut aménagé en canalisation d'eau.

   

Pour en savoir plus sur Agrigento & sa région 
 http://www.agrigento.net/
http://www.agrigentoweb.it/

Bibliographie

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Art et histoire de la Sicile, Casa Editrice Bonechi, 1999

Salvatore Ciurca & Giuseppe Walter Bologna, Les mosaïques de la villa "Ercula" de Piazza Armerina - Morgantina, Nicolò Maltese

Cours de grec de cinquième et sixième de Mme Leroy, professeur à l'Athénée Royal d'Auderghem

Jean H. Croon, Encyclopédie de l'Antiquité classique, Editions Séquoia, 1962

Vocabolario siciliano-italiano, Biblioteca delle tradizioni popolari, Brancato Editore, 2000

La Sicile, Le Guide Vert Michelin, 1998

Loretta Santini, Agrigente, La Vallée des temples et ses environs, Plurigraf, 1995

Syracuse, art, histoire, culture, Co. Graf. Editrice

Giuliano Valdes et collaborateurs, Le livre d'or de Taormina, Casa Editrice Bonechi, 1999


 

D. "October Equus" V. Avril - Mai 01
Revu Janvier 03
Réédition mai 07

   

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