Castello Eurialo Photos : Anne Wargnies, Sylvie, Stéphane & Daniel Vranckx |
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Panorama, ou le pourquoi des fortifications de l'Euryale
Autres restes de fortifications

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| Plateau des Epipoles Syracuse Ortygie Grand Port |
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à gauche, les Epipoles (= "au-dessus de la cité"), plateau qui descend en pente douce vers la ville. La langue de terre claire qui s'avance dans la mer au centre de la photo est l'île d'Ortygie, qui ferme le Grand Port, de forme grosso modo rectangulaire. |
| Syracuse Ortygie Grand Port Vers le fleuve Asinaros |
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elle-même alliée de Syracuse, décident d'intervenir en Sicile. Ce qui n'était à l'origine qu'une petite expédition de secours se transforme, suite à une maladresse de tactique politicienne de Nicias, leader de la faction modérée, et sous l'influence des arguments quelque peu mégalomanes d'Alcibiade, en opération de grande envergure : il s'agit ni plus ni moins que d'établir l'hégémonie athénienne sur la Sicile, et, pour cela, de s'emparer de Syracuse, ville la plus puissante de l'île. 5.100 hoplites, 1.300 fantassins légers, 30 cavaliers, 136 trirèmes et 100 vaisseaux de charge participent à l'expédition, sous la direction de Nicias, pas meilleur stratège qu'homme politique. Après quelques mois d'opérations militaires et diplomatiques indécises, les Athéniens décident de mettre le siège devant la cité ; la poliorcétique, à cette époque, étant plus que primitive, un siège se résumait à couper la ville de l'extérieur, et à attendre que la lassitude et/ou la faim poussent les assiégés aux négociations. Nicias fait donc entreprendre la construction d'un mur afin de barrer le plateau des Epipoles, du Grand Port, où était ancrée la flotte athénienne, jusqu'à l'actuelle baie d'Augusta. Mais, par négligence, incompétence et/ou sous-estimation de l'adversaire, Nicias ne pousse pas les travaux d'investissement jusqu'à la baie d'Augusta, et n'organise aucun blocus naval de la cité. C'est alors qu'arrive au secours des Syracusains un général spartiate, Gulippos. La suite de la campagne n'est plus qu'un enchainement de revers, d'occasions manquées et d'erreurs stratégiques pour les Athéniens, qui finissent par abandonner les Epipoles pour tenter de s'enfuir par la plaine qui s'étend au sud-ouest de Syracuse. Ils se font finalement coincer sur le fleuve Asinaros. Ceux qui échappent au massacre sont enfermés dans les Latomies, où ils périssent quasi tous de faim. |
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erreurs opérationnelles que par les fortifications de la cité et l'habileté manoeuvrière de ses généraux. Un autre danger se profilait : l'expansion carthaginoise en Sicile. Le point faible du dispositif défensif était les Epipoles : les occuper signifiait menacer directement la la ville par la terre. Le tyran Denys l'Ancien (430-367) entreprit des travaux de fortification gigantesques, qui n'étaient d'ailleurs pas terminés lorsque les Romains assiégèrent la cité durant la Deuxième Guerre Punique. Il fit ceindre la ville et les Epipoles de deux murs parallèles de 10 mètres de haut sur 3 de large, longs de 27 kilomètres. A l'extrémité occidentale des Epipoles, point d'accès au plateau, l'on édifia l'Euryale, l'une des forteresses les plus imposantes et les mieux conçues de l'Antiquité, à tel point que les Romains qui, sous le commandement de M. Claudius Marcellus, prirent Syracuse en 211, s'épargnèrent la peine de l'attaquer : il faut dire qu'Archimède se serait occupé de la conception de la pièce maitresse de l'Euryale, la grande batterie. |
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J'en conviens, c'est fort cassé. Les ruines permettent cependant de se rendre compte de l'ampleur et de l'étagement en profondeur des défenses. |

Le premier fossé a été comblé. Il se trouvait à l'entrée actuelle du site. |
Juste derrière, se trouvait un mur de couverture, percé de meurtrières. Dans le fond, la Baie d'Augusta, constellée, non de trirèmes, mais de pétroliers. |
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Les piliers que l'on voit ici soutenaient un pont levis destiné au passage des soldats de la grande batterie (vers la gauche) au mur qui couvrait le deuxième fossé (vers la droite). Comme on le remarque à gauche, des galeries débouchaient dans le troisième fossé, permettant aux défenseurs de s'en prendre aux assaillants qui seraient parvenus à y descendre, ou de déblayer les matériaux que ceux-ci y auraient jetés pour le combler. |

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Elle consistait en un donjon rectangulaire formé de cinq piliers juxtaposés de 15 mètres de haut, dont on voit ici les moignons. Ils supportaient une casemate équipée de lithoboles ou balistes, lance-pierres géants qui, exploitant la torsion d'écheveaux de tendons, projetaient à une distance de 155 à 185 mètres des projectiles pouvant atteindre 82 kilos. Contrairement à ce que pourrait laisser croire leur aspect "primitif", c'était des armes à la fois précises et puissantes, capables, par exemple, d'emporter une tête à plus de 150 mètres. La portée des balistes de la grande batterie est indiquée par la distance entre celle-ci et le premier fossé : 185 mètres. Toute troupe entreprenant de traverser le fossé était sûre de se faire arroser d'un tir soigneusement préréglé. |
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Vue prise vers l'ouest. |
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défenseurs. |

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à l'avant-plan, un mur cloisonnant l'espace entre celle-ci et le mur d'enceinte des Epipoles. |
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http://www.comune.siracusa.it/ |
| Siracusa - Il sito
archeologico
http://www.geocities.com/Athens/Cyprus/3246/main.htm |

Art et histoire de
la Sicile, Casa Editrice Bonechi, 1999
Salvatore Ciurca & Giuseppe
Walter Bologna, Les mosaïques de la villa "Ercula" de Piazza
Armerina
- Morgantina, Nicolò Maltese
Cours de grec de cinquième
et sixième de Mme Leroy, professeur à l'Athénée
Royal d'Auderghem
Jean H. Croon, Encyclopédie
de l'Antiquité classique, Editions Séquoia, 1962
Vocabolario siciliano-italiano,
Biblioteca delle tradizioni popolari, Brancato Editore, 2000
La Sicile, Le Guide
Vert Michelin, 1998
Loretta Santini, Agrigente,
La Vallée des temples et ses environs, Plurigraf, 1995
Syracuse, art, histoire,
culture, Co. Graf. Editrice
Giuliano Valdes et collaborateurs,
Le
livre d'or de Taormina, Casa Editrice Bonechi, 1999
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