L'arco d'Augusto Il Ponte Tiberio L'Anfiteatro Romano La mura Photos : Anne Wargnies, Sylvie, Stéphane & Daniel Vranckx |
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1. Plans
1.1. Le
réseau routier de l'Italie septentrionale romaine
1.2. La Rimini
romaine
2. Ariminum : de la fondation à Auguste
6. L'enceinte du IIIème siècle PCN
Conventions
lexicales![]()
ACN
= avant Jésus-Christ
PCN = après Jésus-Christ.
Les parenthèses
explicitent les abréviations ou les tournures elliptiques.
Exemples : M = M(ARCVS).
TRIBVNICIA POTESTATE = (revêtu de la)
puissance tribunicienne.
Les crochets reconstituent
les parties manquantes ou endommagées de l'inscription.
Exemple : une dalle
portant l'inscription
MVRVUM
PVB est brisée après le "B". Le texte se reconstitue
en MVRVM PVB[LICVM].
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(D'après le Dictionnaire latin-français de Félix GAFFIOT)
Légende![]()
1 = Comum
2 = Eporedia
3 = Vercellae
4 = Mediolanum
5 = Brixia
6 = Verona
7 = Patavium
8 = Aquileai
9 = Augusta Taurinorum
10 = Clastidium
11 = Placentia
12 = Cremona
13 = Mantua
14 = Atria
15 = Pollentia
16 = Mutina
17 = Ravenna
18 = Genua
19 = Parma
20 = Bononia
21 = Luna
22 = Forum Livium
23 = Pistoium
24 = Ariminum
25 = Luca
26 = Faesula
27 = Pisaurum
28 = Pisae
29 = Sena Gallica
30 = Volaterrae
31 = Aretium
32 = Tifernum
33 = Sentinum
34 = Auximum
35 = Cortone
36 = Iguvium
37 = Clusium
38 = Perusia
39 = Nuceria
40 = Vetulonia
41 = Saturnia
42 = Volsinii
43 = Spoletum
44 = Asculum
45 = Ancona
46 = Interamna
47 = Castrum Novum
48 = Tarquinii
49 = Sutrium
50 = Capena
51 = Carsioli
52 = Caere
53 = Veii
54 = Fucinus Lacus
55 = Corfinium
56 = Alsium
57 = Tusculum
58 = Fregenae
59 = Ostia
60 = Ardea
61 = Sora
62 = Fregellae
63 = Bovianum
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![]() |
(D'après Alla Scoperta dell'Anfiteatro Romano)
Légende![]()
0 = mer Adriatique
1 = ancien fleuve Ariminum,
actuellement la Marecchia
2 = Fossa Patara
3 = rivière Aprusa,
actuellement Ausa
4 = Pont de Tibère
5 = arc situé à l'entrée du
forum
6 = pont sur la Fossa Patara
7 = Arc d'Auguste
8 = forum
9 = théâtre
10 = amphithéâtre
11 = Porta
Montanara
12 = decumanus
ou decimanus
(axe est-ouest)
13 = cardo
(ou axe nord-sud)
14 = Uia
Flaminia (vers Rome)
15 = Uia Aemilia
(vers Placentia)
En traits brisés : l'enceinte.
Les
traits pleins figurent les sections de rues qui ont
été
identifiées.
Les parallélipidèdes représentent des
tours
de l'enceinte.
Les carrés indiquent les emplacements de domus.

Avant 268
ACN : la plaine padane, ou Gaule Cisalpine, était habitée
par les Vénètes, populations villanoviennes celtisées,
et des Celtes : Insubres et Cénomans au nord du Pô, Boïens
dans la région de Bologne et Sénons dans celle de la future
Ariminum, entre l'Apennin et l'Adriatique. Ceux-ci étaient, parmi
les Gaulois, les mieux intégrés à la culture italienne,
puisque l'on a retrouvé chez eux des armes ombriennes, de la vaisselle
et des bijoux de Campanie et de Grande Grèce, ainsi que des jeux
étrusques.
295 ACN
:
bataille de Sentinum, en Ombrie : les Romains défont une coalition
d'Etrusques, de Samnites,
et de Celtes, assurant
ainsi leur mainmise définitive sur l'Italie centrale et méridionale.
Or, les Celtes avaient toujours
représenté une menace pour la péninsule italienne,
menace qui prenait la forme de raids plus ou moins amples et
destructeurs
: la défaite de l'Allia préludant à la prise et au
pillage de leur cité en 390 en resta le plus cuisant souvenir pour
les Romains. Il fallait donc un établissement qui soit à
la fois un verrou bloquant l'accès aux envahisseurs venus de la
plaine padane et une base d'opération contre les Celtes de Gaule
Cisalpine : ce sera Ariminum, la moderne Rimini, fondée en 268
ACN.
L'on a retrouvé les traces de ce premier établissement, sous forme de massifs piliers de bois enfoncés dans le sol, ce qui impliquerait que les premières constructions étaient probablement en bois (communication personnelle de l'une des archéologues attachée au Museo della Città di Rimini).
Ariminum fut peuplée de colons de droit latin : il s'agissait soit d'alliés, soit de citoyens romains qui avaient renoncé, en échange d'un lot de terre, à leur citoyenneté romaine pleine et entière. Le droit latin impliquait le ius conubii, qui permettait de contracter mariage avec une romaine, le ius commercii, droit d'agir comme un citoyen romain en matières commerciales et juridiques, et le ius migrationis, qui offrait la possibilité à tout ressortissant d'une cité latine de s'installer à Rome, de s'y faire recenser comme citoyen et de voter aux comices tributes, bien qu'il ne soit éligible à aucune magistrature romaine.
A l'instar de toutes les autres cités de droit romain ou latin, Rimni fonctionnait comme une petite république copiée sur le modèle de l'Urbs, avec un sénat, les Décurions, et des magistrats, les Duumviri ou Duoviri (voir la page consacrée au Lapidario romano).
Ariminium était une cité cliente des membres de l'ordre équestre, composé de banquiers, gros négociants et fermiers de l'impôt qui avait laissé l'exercice du pouvoir politique à la classe sénatoriale qui, elle, tirait sa richesse de ses biens fonciers (du moins en théorie...).
223 ACN
:
le consul plébéien C. Flaminius entame la construction d'une
route, la Uia Flaminia,
reliant Ariminum
à Rome.
Durant la Deuxième
Guerre Punique, elle fut épargnée par les opérations
militaires.
187 ACN
:
à l'initiative de M. Aemilius Lepidus, début des travaux
de la Uia Aemilia,
qui, par Bologne, Modène
et Parme, relie Rimni à Plaisance.
Ariminium, devenue le siège
du gouverneur de la province de Gaule Cisalpine, continue son
développement
comme cité commerciale.
91 - 89
ACN
: la Guerre Sociale oppose à Rome ses alliés (socii)
qui s'estiment lésés par la domination égoïste
que Rome exerce sur la péninsule : tout en contribuant à
la prospérité, à la défense et à l'expansion
de l'empire romain dont ils partagent la langue et les valeurs, ils ne
bénéficient pas des droits reconnus aux citoyens romains,
dont l'exemption d'impôt et le droit de vote et d'éligibilité.
Après un conflit d'une remarquable violence, les Romains accordent
la citoyenneté pleine et entière (optimo
iure ou cum suffragio)
à tous
les habitants libres de la péninsule italienne.
A cette occasion, la frontière du territoire romain est reportée vers le nord sur le Rubicon, minuscule fleuve côtier situé à quelques kilomètres au nord d'Ariminum et que l'on peut franchir en deux enjambées. La ville devient un municipe de droit romain.
Lors des guerres civiles
du Ier siècle ACN qui opposent C. Marius à L. Cornelius
Sulla
Felix et C. Iulius Caesar à C. Pompeius Magnus, Ariminium se range
du côté des populares
de C. Marius
et de César, partisans de réformes modérées
en faveur du petit peuple.
43 ACN :
Ariminum accueille une colonie de vétérans de M. Antonius.
27 ACN :
Auguste installe des vétérans sur le territoire de Rimini
(Colonia Augusta Ariminensis).
Il fait procéder à la
réfection
des grand-routes menant au nord, Uia
Flaminia
et Uia Aemilia (voir
l'énorme borne
miliaire exposée dans le Lapidario
romano), dont le noeud est Rimini, où l'Arc
dit d'Auguste et le "Pont
de Tibère"
marquent l'intérêt des empereurs pour la cité.

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L'on voit, derrière, la perspective de l'ancien decumanus, qui conduisait au forum et au Pont de Tibère. |
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17,50 jusqu'à la base du couronnement en briques, qui date du Moyen-Age. Au-dessus du fronton, se trouvait une attique avec une inscription dont des éléments sont encore visibles aujourd'hui. Le tout était peut-être surmonté d'un quadrige. |
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L'inscription est fort abimée, mais peut se reconstituer comme suit : SENATUS POPVLVSQ[VE ROMANVS] [IMP(ERATORI) CAESARI DIVI IVLIO F(ILIO) AVGVSTO IMP(ERATORI) SEPT(EM)] CO(N)S(OLI) SEPT(EM) DESIGNAT(O) OCTAVOM V[IA FLAMIN]IA [ET RELIQVEI]S CELEBERRIMEIS ITALIAE VIEIS [ET AVCTORITATE EI]VS M[VN]ITEIS |
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Le Sénat et le peuple romain A l'Empereur César Auguste fils du divin Jules Empereur pour la septième fois Consul pour la septième fois Désigné pour la huitième fois Pour la Uia Flaminia et les autres voies italiennes très fréquentées restaurées sous son autorité |
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par Bononia (Bologne), Mutina (Modène) et Parma (Parme) (voir plans). Entamée sous Auguste, sa construction fut achevée sous Ti. Caesar Augustus ("Tibère") en 27 PCN. |
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- corona ciuica, décernée aux soldats qui avaient sauvé la vie d'un concitoyen ; - bouclier rond, allusion au clipeus uirtutis,
qui représentait les qualités de
- urceus
(cruche) et lituus
(bâton recourbé), symboles de la charge de Pontifex Maximus,
prêtre suprême
de la religion |
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Rimini moderne. |
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A l'origine, il se trouvait (voir plan) en situation relativement périphérique, au bord de l'Adriatique. De forme elliptique, il mesurait 112,72 X 88,08 mètres. Les dimensions de l'arène en terre battue étaient de 73,76 X 44,52 mètres. Sa cauea pouvait accueillir 12.000 spectateurs. La façade, d'une hauteur de 15 mètres, présentait deux rangs d'arcades superposés. |
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Une galerie voutée en berceau et décoré de fontaines et de niches et dont le tracé est marqué par les dalles claires ceinturait l'édifice, permettant l'accès aux différents escaliers et entrées vers la cauea et servant de lieu de promenade. |
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le plan est clair : - au centre, la galerie au sol encore dallé ; - à droite : les soubassements des gradins, utilisés comme coulisses et pièces de rangement du matériel. |
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de briques de terre cuite. Les parties visibles étaient décorées de carreaux de parement de grande taille, qui ont évidemment disparu. |
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Ce travail se fit à la hâte, avec les matériaux que l'on pouvait trouver, comme le montre cette section, constituée de différents appareils. |
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A droite : l'enceinte de 270 PCN. |
| Comune di Rimini
http://www.comune.rimini.it/ |
| Riminiturismo
http://www.riminiturismo.it/ |

Alla scoperta dell'Anfieatro
Romano, A cura di Angella Fontemaggi e Orietta
Piolanti, Musei
Comunali Rimini, Società Editrice "Il Ponte Vecchio", 1999
Félix Gaffiot, Dictionnaire
illustré latin-français, Hachette, 1934
L'Arco d'Augusto, Significati
e vicende di un grande segno urbano, A cura di Pier Luigi
Foschi &
Pier Giorgio Pasini, Musei Comunali - Rimini, 1998

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