Photos : Anne Wargnies & Daniel Vranckx |
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1.1.
Qu'est-ce qu'un pithos ?
1.2.
Les pithoï funéraires de Makri Langoni et Ialusos
2.
Les photos
2.1.
Les vases
2.2.
Gros plans sur les anses
2.3.
Les motifs décoratifs
2.3.1. Sur les panses
2.3.2. Sur les anses et les cols
3. Reconstitutions des fosses à pithoï
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Une précision![]()

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1.2.
Les pithoï funéraires de Makri Langoni et Ialusos
Les pithoï, fabriqués au tour, étaient constitués de boudins d'argile superposés, la forme finale étant donnée et lissée à la main. Les anses, par contre, étaient moulées. Ajourées, elles obéissaient généralement au même schéma de base : trois ou quatre barres horizontales reliées par un ou deux montants verticaux. La décoration, de type géométrique, était soit moulée, soit estampée au rouleau ou à la matrice plate : spirales, entrelacs, labyrinthes, grecques, hachures obliques, méandres, chevrons, écailles, motifs cordés ou dentelés, zigzags, etc., appliqués en bandes horizontales sur la panse et verticalement, en panneaux, sur le col et les poignées. Panneaux et bandes étaient délimités par des rainures ou des moulures. Il s'agissait vraisemblablement d'objets précieux, leur fabrication et leur décoration demandant beaucoup de temps et d'attention.
Les premiers pithoï à décor en relief apparaissent à la fin du 8ème siècle dans toute l'aire égéenne, les Cyclades l'emportant par la quantité et la qualité des pièces produites. A Rhodes, l'on commence à les fabriquer vers 700, principalement dans les ateliers de Kameiros et d'Ialusos, celle-ci exportant, non seulement vers celle-là, mais également en Asie Mineure.
Ces jarres avaient un double usage : silos de stockage, bien entendu, mais également urnes funéraires. Les premiers, à moitié enterrés verticalement, n'étaient soit pas décorés, soit décorés sur leur seule partie supérieure, tandis que les secondes, destinées à être disposées horizontalement, l'étaient sur toute leur surface.La pratique de l'inhumation dans des jarres, commune, non seulement au Dodécanèse et à l'Egée, mais aussi à l'Asie Mineure, remonte au 3ème millénaire, autrement dit au début de l'Age du Bronze.
Dans les trois principales cités rhodiennes, Kameiros, Lindos et Ialusos, le mode d'inhumation se différenciait selon l'âge des défunts : les adultes étaient généralement incinérés, tandis que les restes des enfants étaient enterrés dans des pithoï ou des amphores. Le corps était introduit, les pieds en premier, dans le vase, qui était ensuite placé sur un côté, l'ouverture fermée par une dalle. Les dépôts votifs (aryballes, oenochoès, lécythes, kylix, scarabées en pierre, bouteilles, coupes,... ) étaient placés autour de la jarre, plus rarement à l'intérieur de celle-ci.
| Un cercle de trous a été foré dans la panse de ce pithos. Une Dromacarte à qui m'en indiquera le sens et l'usage. |
| Les anses aux barres arrondies sont caractéristiques de l'atelier d'Ialusos. |
| Pithoï non décorés. |
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2.3.1. Sur les panses| Frise représentant des êtres humains et des centaures tenant des feuillages et des doubles haches. |
2.3.2. Sur les anses et les cols
| http://www.helios.gr/ http://www.rhodos-info.de/eindex.htm http://druine.free.fr/rhodes/ |

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