Kameiros
Photos : Anne Wargnies & Daniel Vranckx
 

La Grèce Rome Byzance Sicilia Ariminum KritiRhodesChypre
Accueil général Présentation Liens Bibliographie Jeux Quoi de neuf ?Index des articles    Crédits et conditions





Sommaire

Pas envie de voir tout le bazar ? Cliquez sur un lien pour aller à la section désirée.
 

1. Le site

2. La zone cultuelle
    2.1. Le temple d'Apollon
    2.2. La fontaine publique
    2.3. L'exèdre
    2.4. Le "Peribolos des autels"
    2.5. Un naïskos
    2.6. Vestiges d'habitations d'époque romaine

3. Le quartier résidentiel hellénistique

4. La rue principale

5. L'acropole : temple d'Athéna & stoa

6. Le réservoir

7. Quelques photos panoramiques

Bibliographie

Une précision

Sauf indication contraire, les dates s'entendent avant Jésus-Christ.

1. Le site

Retour au sommaire



    L'on a relevé des traces d'occupation humaine datant de la préhistoire sur le site de Kameiros/Kamiros.

    Une nécropole mycénienne fut découverte à l'ouest de Kameiros, sur le territoire de la municipalité de Kalavarda. Une
légende rapporte que la cité fut fondée par l'un des petit-fils de Minos (voir l'article sur Knossos), Althaménès.

    Le site réapparait dans l'histoire au VIIIème siècle : des vestiges démontrent l'existence d'un temple d' Athéna sur
l'acropole à l'époque Géométrique.

    A l'époque classique (Vème & IVème siècles), c'était l'une des trois grandes cités de l'ile avec Lindos et Ialusos. 
En 408, les trois cités s'entendirent pour fonder Rhodes, dont la supervision de l'édification fut confiée à l'architecte
et urbaniste Hippodamos de Milet. Mieux située, Rhodes ne tarda pas à les supplanter.

    Détruite par un tremblement de terre de 226, Kameiros fut reconstruite selon les principes attribués à Hippodamos de
Milet :  découpage de la cité en zones fonctionnelles et plan régulier avec de larges rues rectilignes se coupant à angle droit.
Le temple d'Athéna Kameiras, la déesse poliade, dont il ne reste malheureusement que les fondations, date de cette
 période.

    En 142, un autre séisme provoqua son abandon et son oubli.
    Ceci explique que Kameiros ait été surnommée "la Pompéi de Rhodes", les deux cités ayant été ensevelies suite à des
phénomènes telluriques. De l'aveu même de notre guide, la comparaison s'arrête là, le site rhodien n'ayant ni l'ampleur, ni la
richesse visuelle, ni l'importance archéologique de la cité campanienne.

    Il n'en reste pas moins des vestiges intéressants, agréablement situés en pleine nature.
Le site s'étend à flanc de colline, et  se subdivise  en trois zones.
En bas, vers le nord, une zone publique comportant un temple (probablement à Apollon Pythien), une fontaine publique
et une aire (péribolos) d'autels, datant du IIème siècle.
Une zone d'habitations hellénistiques sur les pentes de la colline.
Au sud, la partie haute de la ville (akropolis) comportait un temple à Athéna Kameiras (à gauche) et, à droite,  un portique,
ou stoa.

2. La zone cultuelle

Retour au sommaire
 

Trois éléments majeurs dans cette partie de la cité :
- à gauche, un temple dorique dont une colonne et un pilier des antes (= "prolongements des murs") ont été relevés ;
- à droite, une fontaine publique, signalée par la rangée de colonnes :
- à l'arrière-plan à droite, le "peribolos (= "enceinte") des autels".




2.1. Le temple d'Apollon
Retour au sommaire


Datant de l'époque hellénistique, il était sans doute dédié à Apollon Pythien.
Ce temple dorique en poros présentait un plan simple :
- un vestibule (au fond sur la photo), en grec, pronaos (= "avant-naos");
- une cella (grec : naos) qui abritait la statue du dieu, et dont la base est encore visible de nos jours ;
- un opisthodomos ("chambre de derrière") ou trésor, où étaient conservées les offrandes les plus précieuses à la divinité (ici
 à l'avant-plan).
Pronaos et opisthodomos présentaient deux colonnes (il s'agissait donc d'un temple distyle) doriques in antis.

Il était érigé sur un podium (krépis) auquel l'on accédait par trois marches.
Au premier plan, la krépis, ou podium, qui comportait classiquement trois marches.
Une colonne et un pilier des antes de l'opisthodomos.


Deux vues rapprochées de la colonne et du pilier.
Le poros, ça ressemble à ça.

 
C'est très joli, toutes ces ruines, mais à quoi ce temple ressemblait-il ? 
Probablement à ceci ou à cela.
Plan d'un temple distyle in antis.



2.2. La fontaine publique
Retour au sommaire

 
Cet édifice abritait, vers le milieu du IV siècle, un réservoir qui fut remplacé, au IIIème, par un puits carré, dont la forme
apparait encore clairement de nos jours.
En façade, six demi-colonnes doriques en poros.
Des panneaux fermaient les espaces intermédiaires.
Ces semi-colonnes doriques soutenaient un entablement classique où alternaient triglyphes (reliefs à deux rainures
 verticales) et métopes (panneaux, parfois ornés de bas-reliefs).
Vue de la fontaine depuis l'arrière.
En face de la fontaine, se trouvait une agora (place publique) bordée par trois degrés sur ses côtés est et sud.
Elle était, semble-t-il, essentiellement dédiée à des cérémonies religieuses.
Une colonnade dorique (à l'avant-plan) fermait l'agora sur sa face nord.
Vestiges d'un monument votif (?)
Des bases de statues et autels votifs ornaient les côtés occidentaux et orientaux de cet espace public.
Derrière la fontaine, se dressait un portique (stoa).






2.3. L'exèdre
Retour au sommaire


Le plus souvent semi-circulaire, l'exèdre est une salle munie d'une banquette de pierre pour la conversation.
Celle-ci était en poros recouvert d'un enduit de plâtre.
Elle était ornée d'une statue dont il reste la base.






2.4. Le "Péribolos des autels"
Retour au sommaire


Un escalier monumental conduisait au "péribolos des autels".
Il s'agissait d'un enceinte sacrée, répartie sur deux niveaux, où se dressaient des autels dédicacés à différentes divinités, telles
que Zeus, Artémis et Poséidon.




2.5. Un naïskos
Retour au sommaire


A l'angle nord-ouest du temple d'Apollon, l'on érigea à l'époque hellénistique un naïskos (petit temple) en poros, destiné à
conserver des offrandes votives.




2.6. Vestiges d'habitations d'époque romaine
Retour au sommaire


Ces ruines démontrent que, si Kameiros disparut en tant que cité, son site fut continuellement occupé.
Celles-ci se trouvaient en face du temple d'Apollon Pythien.
D'autres furent construites derrière le temple d'Apollon et la stoa de la fontaine publique.

3. Le quartier résidentiel hellénistique

Retour au sommaire

 
Il s'étendait sur les pentes de la colline, entre la zone cultuelle et l'acropole.
Il respectait les principes urbanistiques attribués à Hippodamos de Milet (Vème siècle) :  blocs d'immeubles  séparés par des
 rues rectilignes se coupant à angle droit. Il semble cependant que le plan en damier ait déjà été appliqué lors de la fondation
de colonies grecques dès le VIIème siècle.
Murs épais et pièces plutôt exigües : les Anciens vivaient essentiellement dehors.
Détails de l'appareil - assez grossier - des murs.
Vestiges d'une maison plus luxueuse, avec péristyle dorique en cours de restauration.
Les péristyles du "type rhodien"  avaient l'un de leurs côtés plus haut que les autres.
*



4. La rue principale

Retour au sommaire

 
Elle reliait, au travers le la zone résidentielle, la zone cultuelle à l'acropole.


Non, la grille n'est pas d'époque !

5. L'acropole : temple d'Athéna & stoa

Retour au sommaire


Du temple d'Athéna Kameiras, il ne reste que les fondations.
Le temple classique d'origine fut remplacé après le tremblement de terre de 226 par un temple périptère (= entouré de
colonnes sur les quatres côtés) tétrastyle (avec quatre colonnes en façade). Il était entouré d'une enceinte (péribolos).
D'près les informations dont je dispose, trois édifices religieux se seraient ainsi succédé sur l'acropole :
- un temple d'époque Géométrique, datant du VIIIème siècle ;
- un temple classique ;
- le temple hellénistique dont on voit les fondations de nos jours.
A l'avant-plan, ce qui reste du temple.
L'on aura reconnu le spécialiste en tout occupé à inspecter les vestiges.


La stoa, ou portique, est dans un état à peine meilleur.
Mesurant 200 mètres de long, elle comportait une double rangée de colonnes doriques et des boutiques.
Le soubassement de l'édifice.
On notera l'appareil, nettement plus soigné que celui des maisons.
 

Autel hellénistique quadrangulaire.


6. Le réservoir

Retour au sommaire

 
Un réservoir double couvert, d'une capacité totale de 600 mètres cubes, et datant du VIème - Vème siècle, alimentait  la
zone résidentielle, à laquelle il était connecté par des canalisations en terre cuite. Il pouvait alimenter jusqu'à 400
 familles. Ses parois étaient enduites de plâtre.
Des escaliers permettaient d'y descendre afin de l'entretenir.


Il fut recouvert par la stoa et désaffecté lors de la reconstruction du site suite au séisme de
126.


7. Quelques photos panoramiques

Retour au sommaire
 

Tout en haut à droite,  l'acropole, avec la stoa et le temple d'Athéna Kameiras.
A droite, la colonnade de la fontaine publique.
Au centre de la photo, le quartier résidentiel.
A l'avant-plan, l'exèdre dont la base de statue est aisément reconnaissable.
A l'avant-plan : l'exèdre, La fontaine publique et, à l'extrême-droite, une colonne du temple d'Apollon Pythien.
On notera la stoa qui se trouvait derrière la fontaine, et l'aspect massif des murs de soutènement de la partie résidentielle.
L'exèdre, la fontaine publique et le temple d'Apollon.
 


     

En savoir plus sur Rhodes 
Informations générales sur l'ile
http://druine.free.fr/rhodes/
http://www.rhodos-info.de/rhodes/index.html
http://rhodes.helios.gr/
http://www.faliraki-info.com/rhodes/
Les deux sites les plus complets sur Kameiros.
 Le lecteur attentif remarquera que l'un reprend quasi in extenso les commentaires de l'autre. A vous de désigner le - pas bien méchant, et puis c'est entre institutions publiques  - plagiaire.
http://odysseus.culture.gr/h/3/eh351.jsp?obj_id=2394
http://www.travel-rhodes.com/place.php?place_id=14
Quelques informations à grignoter ici :
http://druine.free.fr/rhodes/kamiros.htm
http://en.wikipedia.org/wiki/Kameiros
http://www.summer-memories.com/id9.html
Hippodamos de Milet
http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/turquie/milet/13milet.htm
http://jfbradu.free.fr/GRECEANTIQUE/turquie/milet/01milet.htm

Bibliographie

 Retour au sommaire

 La Grèce, Le Guide Vert Michelin, 2001

 Rhodes, Editions Adam-Pergamos, Peania-Attica, date ?

D. "October Equus" V. Septembre - Octobre 07

    

La Grèce Rome Byzance Sicilia Ariminum KritiRhodesChypre
Accueil général Présentation Liens Bibliographie Jeux Quoi de neuf ?Index des articles    Crédits et conditions