Photos : Anne Wargnies & Daniel Vranckx |
| La Grèce | Rome | Byzance | Sicilia | Ariminum | Kriti | Rhodes | Chypre |
| Accueil général | Présentation | Liens | Bibliographie | Jeux | Quoi de neuf ? | Index des articles | Crédits et conditions |


Pas
envie de voir tout le bazar ? Cliquez sur un lien pour aller à la
section désirée
2. Le temple d'Apollon Pythien
3.1.
Artémis, une déesse de la chasse ?
3.1.1.
Xénè ("étrangère")
3.1.2.
La chasseressesur
3.1.3.
Eskhatiaï ("Confins, limites")
3.1.4.
Lokhia, la Maitresse des accouchements
3.1.5.
Kourotrophè, celle qui nourrit les enfants
3.1.6. A la guerre, interventions surnaturelles et ruses de guerre : Hégèmonè et Sôteïra
3.1.7. Le sacrifice préliminaire au combat
4. L'odéion
5. Le gymnase
5.1.
Le gymnase grec : structure et fonction
5.1.1. Un lieu et une activité typiquement grecs
5.1.2. L'enseignement de la gymnastique
5.1.3. La préparation physique
5.1.4. L'athlétisme
5.1.5. Et les autres sports ?
5.1.6. Organisation spatiale
Une précision![]()
Une petite convention
lexicale![]()
ACN = avant Jésus-Christ
PCN = après Jésus-Christ.

| Certes, voyager en Méditerranée en avril expose à un temps pas toujours radieux : vous pouvez vous estimer heureux si vous bénéficiez d'un jour de soleil sur deux. Cependant, visiter des sites archéologiques méditerranéens à cette époque offre deux avantages : vous ne devrez pas vous frayer un chemin à travers des hordes de touristes et la nature n'est pas encore brulée par le soleil d'été. Au sud-ouest de Rhodes-ville, se trouve l'ancienne acropole de Rhodes, sur un plateau situé à plus de 110 mètres au-dessus du niveau de la mer. |
| Comment y arriver ? A pied, ça monte sec et, selon le témoignage d'une touriste et de sa fille qui avaient tenté l'aventure, il faut compter de 30 à 40 minutes de marche. N'hésitez pas à prendre un taxi. De la ville nouvelle ou du port de Mandraki, les prix restent fort abordables : vous vous en tirerez pour 5 Euros et vous aurez en prime une sympathique conversation en broken english avec le chauffeur. Demandez "Monte Smith", car le site porte le nom d'un amiral anglais du début du XIXème siècle, qui, en 1802, s'installa à Rhodes afin de contrôler les approches de l'Egée et des très convoitées Dardanelles et de surveiller les manoeuvres de la flotte de Napoléon Ier. |
| C'est très joli, toute cette verdure, mais... il y a des vestiges archéologiques ? |
| Aux
époques classiques et hellénistiques, le site, contrairement
aux acropoles des autres cités, n'était pas fortifié : c'était un ensemble de bâtiments cultuels (deux temples, ceux d'Apollon Pythien, et celui d'Athéna Polias et de Zeus Polieus, c'est-à-dire "qui protègent la cité", un Artémision, un sanctuaire des Nymphes) et publics (odéion, stade, gymnase, bibliothèque, portique). La carte qui figure sur cette page vous permettra de situer les différents édifices sur le site. |
| On l'aura constaté en cliquant sur leurs liens respectifs, il ne reste que des vestiges plutôt misérables du temple d'Athéna et de Zeus, du portique (stoa) et du nymphaeum. Les trois éléments essentiels encore visibles de l'ancienne acropole sont donc le temple d'Apollon, l'odéion et, à gauche, sur la photo qui suit, le stade, où se déroulaient tous les quatre ans les Jeux Aliens en l'honneur du dieu Hélios, protecteur de l'ile. A l'avant-plan, l'emplacement du gymnase, dont il ne reste rien. |
| Au sommet de la hauteur : le temple d'Apollon Pythien, reconnaissable à ses quatre colonnes et, à gauche, l'Artémision. |
| Les vestiges de l'Artémision. |
| L'odéon. |
| Le stade. |
| L'emplacement du gymnase. A droite, le mur de soutènement des gradins du stade. |
| Soubassement de la plate-forme des temples. |
| Ne
vous contentez pas d'admirer les ruines les plus imposantes :
parcourez le site, et vous trouverez toutes sortes de vestiges qui valent parfois le coup d'oeil. |
| Les inévitables oliviers. |
| C'est le printemps ! |
| De sympathiques résidents des lieux : les corneilles mantelées. |
| Rien que pour le plaisir des yeux. |
| Oliviers, encore... |
| Pris en flagrant délit de farniente. |

| Il n'en reste que le soubassement et un angle avec trois colonnes et un moignon de colonne. |
| Il était dédié à Apollon Pythien, divinité protectrice de la cité de Rhodes. |
| Ne disposant que d'informations fragmentaires sur ce temple, je saisis l'occasion pour donner une petite leçon d'architecture consacrée à l'ordre dorique. |
| Remarquons d'abord que le fut des colonnes n'était pas taillé d'un seul tenant, mais constitué d'un empilement de tambours. |
| Les tambours étaient reliés par des chevilles métalliques fixées dans l'axe de la colonne. Exemples découverts dans le champ de débris qui se trouve à l'emplacement du gymnase. |
| Le fut reposait directement, sans base, sur le stylobate, ou soubassement du temple. |
| Le stylobate comptait trois marches. Oui, trois, et non quatre, comme pourraient le laisser croire les photos suivantes : ce qui apparait comme la marche inférieure est en réalité la plateforme du temple, constituée ici de deux rangs superposés de blocs de pierre, alors que les marchesn'en comptaient qu'un seul. Rappelons que les Anciens n'étaient pas très grands... |
| Le haut de la colonne était décoré d'un chapiteau. Dans l'ordre dorique, celui -ci se composait d'une échine tronconique et d'une abaque carrée. |
| Et si le chapiteau a disparu, comment savoir si c'est de l'ordre dorique ? En examinant les arêtes des cannelures : dans l'ordre dorique, elles sont à angle vif. J'ai déniché cet exemple dans le champ de débris qui se trouve à l'emplacement du gymnase. |
| Le chapiteau supportait l'architrave, poutre d'une seule venue courant sur toute la longueur de la façade. Au-dessus de l'architrave, la frise, constituée, dans l'ordre dorique, de triglyphes, parties où deux cannelures centrales et deux demi-cannelures latérales ménagaient trois baguettes en relief, et de métopes, panneaux plats qui, soit restaient nus, soit étaient décorés de bas-reliefs. Rappelons au passage que notre vision des bâtiments antiques, éclatants de blancheur, est fausse : ils étaient peints de couleurs vives et primaires, qui nous feraient hurler aujourd'hui au mauvais gout. |
| Il semble que l'alternance des triglyphes et des métopes soit un souvenir de l'époque où les temples étaient bâtis en bois : les triglyphes seraient les extrémités des poutres de la charpente du plafond. |
| Au-dessus, enfin, de la frise, le fronton triangulaire. La surface ainsi ménagée, ou tympan, était parfois ornée de scènes mythologiques en ronde-bosse, avec, au centre, la statue d'une divinité, les angles étant comblés par des représentations de divinités marines ou de soldats agonisants. |
| Deux vues d'ensemble de l'entablement. |
| Les soubassements du temple. |
| Quelques photos depuis l'escalier descendant vers le théâtre. |
| D'autres points de vue. |
| Gros-plans sur les colonnes. |

| Une version édulcorée et érotisée d'Artémis. |
![]() |
![]() |
3.1.1.
Xénè ("étrangère")
3.1.2.
La chasseresse
3.1.3.
Eskhatiaï ("Confins, limites")
3.1.4.
Lokhia, la Maitresse des accouchements
3.1.5.
Kourotrophè, celle qui nourrit les enfants
3.1.6. A la guerre, interventions surnaturelles et ruses de guerre : Hégèmonè et Sôteïra
3.1.7. Le sacrifice préliminaire au combat| Aucune précision disponible sur cet édifice. |
| A l'arrière-plan, le temple d'Apollon Pythien. |
| http://mythologica.fr/grec/artemis.htm |
| http://www.yrub.com/mytho/artemis.htm |
| http://fr.wikipedia.org/wiki/Art%C3%A9mis |
| Quantité de textes sur la déesse : http://www.musagora.education.fr/merveilles/merveillesfr/temple-artemis/textes.html |
| L'Artémision d'Ephèse : http://www.musagora.education.fr/merveilles/merveillesfr/temple-artemis/intro.htm |

| Au pied de la terrasse des temples, l'on construisit au IIème siècle un odéon qui pouvait accueillir 800 spectateurs. Les archéologues estiment qu'il servait à des représentations musicales et à des cours de rhétorique. |
| Plus d'informations sur les théâtres grecs sur cette page consacrée à Syracuse. |
| Pour des vues plus spectaculaires, visitez-le en descendant de la plateforme des temples. |
| Ce sympathique (parce qu'il s'est empressé de vider les lieux) groupe de touristes nous donne l'échelle de l'édifice. |
| A l'arrière-plan à droite, le stade. Face à l'odéon, l'emplacement du gymnase. |
| Les gradins (latin : cauea - grec : koîlon). |
| Un escalier d'accès aux sièges. Il y en avait quatre pour les travées inférieures et cinq pour les gradins supérieurs. |
| La cauea, du sud au nord. |
| Trop beau pour être vrai. Le visiteur qui s'émerveille de voir un théâtre du IIème siècle conservé en si bon état est brusquement saisi d'un doute : tout cela est-il authentique ? Non : ce que l'on peut admirer ici est une reconstitution faite par les archéologues italiens au siècle dernier. La seule partie d'origine est le premier rang des sièges, aisément identifiable, car en pierre gris-bleu. |
| D'autres vues. Oui, c'est assez raide et non, il n'y a pas de rambarde. |
| Un panorama de la cauea, dans le sens dextrogyre, soit du sud au nord. |

5.1.2. L'enseignement de la gymnastique
5.1.3. La préparation physique
Les exercices préparatoires![]() |
Les soins corporels
5.1.4. L'athlétisme
La course à pied![]() |
![]() |
Le saut
Le lancer du disque![]() |
Le lancer du javelot
La lutte![]() |
Le pentathlon
La boxe
Le pancrace
5.1.5. Et les autres sports ?
Jeux de balles et ballons![]() |
Les sports aquatiques
L'équitationIl ne reste quasi rien de visible de cet édifice, même pas de quoi se rendre compte de la fonction primitive de cet espace occupé actuellement par un champ de vestiges divers, qui feraient la fierté d'un musée d'Europe du nord. |
| Une colonne dorique écroulée... Peut-être un vestige du portique. |
| Des tronçons de mur. |
| Rigole ? Cloisons d'un mur à deux parois ? Les indications figurant sur le site se distinguent par leur absence. |
| Gros-plan sur la colonne. |
| Blocs divers. |
| Un autel ? |
| Le stade de la cité de Rhodes fut érigé au IIIème siècle. Il fut largement restauré par les archéologues italiens, l'ile ayant été possession italienne entre 1912 et 1945. Seuls certains sièges inférieurs et l'hémicycle de l'extrémité (sphèndonè) sont d'époque. |
| Sa longueur ? Un stade ! Autrement dit 600 pieds d'Héraklès, soit, en théorie, 192,32 mètres. Le pied variant d'une cité à l'autre, les stades (aussi bien l'unité de longueur que l'édifice sportif) n'avaient pas la même longueur, allant de 180 à plus de 200 mètres. Dans le cas de Rhodes, il faisait 190 mètres. Sa largeur était de 35 mètres. |
| Merci à ce visiteur de nous donner les proportions de l'édifice. |
Au pied de l'escalier descendant le long de l'odéion, on remarque un dallage en forme de U. Il s'agit des vestiges de la ligne de départ des coureurs. |
| On l'aperçoit ici vers le milieu du bord droit de la photo. |
| Deux gros-plans. Un arbitre se tenait à ce niveau, donnant le départ en relâchant une corde derrière laquelle étaient rangés les coureurs. |
| Les gradins occidentaux. |
Les gradins sont séparés de la piste par une allée d'un petit mètre de largeur et un muret. Ils sont d'une extrême simplicité. J'imagine que les spectateurs apportaient leur cousin individuel, en sus de leur casse-crouteet d'une certaine boisson revigorante à base de raisin. |
| Quelques vues dans l'autre sens. |
| Au sud, la sphèndonè, extrémité arrondie de la piste où les athlètes viraient. |
| Cette partie des gradins est authentique. |
| En se retournant : quelques vues depuis la sphèndonè. |
Dans l'axe de la piste, la spina, qui la séparait en deux couloirs, l'un depuis la ligne de départ, l'autre y ramenant, et l'emplacement
de la stèle autour de laquelle les athlètes viraient pour repartir
vers l'arrivée lors des courses de double ou quadruple longueur. |
| Gros-plans sur la spina. |
| L'internaute attentif aura probablement remarqué cette zone herbeuse rectangulaire sur les photos prises depuis la sphendonè. Elle séparait celle-ci de la piste. Faute de meilleure hypothèse, je suppose qu'elle matérialisait la ligne d'arrivée de la course d'un stade. |
| Les gradins orientaux. Moins bien conservés, car le muret a disparu. |
| Mur de soutènement de l'extrémité des gradins orientaux. |
| Gros-plan sur l'appareil. |
| Quelques gros-plans sur les gradins occidentaux. |
| Les gradins de la sphendonè, dans leur état d'origine. |
| Quelques vues supplémentaires. |
| Comme à l'odéon, Les escaliers d'accès sont étroits et raides. La sécurité et le confort n'étaient pas les priorités des architectes. |
| A quoi servait cette rainure ? Ma moins mauvaise hypothèse est que l'on y glissait verticalement une plaque de bois ou y tendait une toile en guise de portillon. Une Dromacarte à qui confirmera, rectifiera ou précisera cette supposition. |
| L'emplacement de la stèle et les vestiges de la spina. |
| http://www.arena-stadium.eu.org/2500-ans-histoire/1-Grece/index.html |


| Près du temple d'Apollon Pythien. |
| A côté du temple d'Apollon encore, un tronçon de colonne en marbre. |
| Dans un bosquet qui a poussé sur une partie de l'ancien gymnase, toutes sortes de trésors... Blocs de pierre, tronçons ou bases de colonnes, morceaux d'architraves, vestiges à la nature et à l'usage difficilement discernables pour le visiteur bêta, tel que votre serviteur... |
| Bases et tambours de colonnes. |
| Inscriptions diverses. Une Dromacarte et la mention de son nom seront les seules récompenses de qui m'en précisera la signification. |

| http://druine.free.fr/rhodes/ http://www.rhodos-info.de/rhodes/index.html http://rhodes.helios.gr/ http://www.faliraki-info.com/rhodes/ |

| La Grèce | Rome | Byzance | Sicilia | Ariminum | Kriti | Rhodes | Chypre |
| Accueil général | Présentation | Liens | Bibliographie | Jeux | Quoi de neuf ? | Index des articles | Crédits et conditions |