Tafi tôn Vasiléôn
"Les tombeaux des Rois"

Photos : Anne Wargnies & Daniel Vranckx


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"Un cimetière, c'est un endroit où vivent les morts."
(L'un de mes anciens étudiants)
 

Sommaire

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1. Petite histoire du site

2. Vues générales

3. Des tombeaux creusés dans le roc

4. Deux tombeaux types : les N° 1 & 2

    4.1. Tombeau N° 1

    4.2. Tombeau N° 2

5. Loculi

6. Niches funéraires

7. Tombes en fosse

8. Tombeau à loculi multiples

9. Les tombeaux à atrium

10. Tombeau N° 4

11. Tombeau N° 5

12. Tombeau N° 6

13. Tombeau N° 7

14. Tombeau N° 8

15. Tombeau N° 3

16. Divers

Liens

Bibliographie

Une précision

Sauf indication contraire, toutes les dates s'entendent avant Jésus-Christ.

1. Petite histoire du site

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    Suite au décès d'Alexandre le Grand et aux conflits entre les Diadoques pour sa succession, Chypre fut disputée entre les Antigonides de Macédoine et les Ptolémées. Finalement, en 294, Ptolémée Ier Sôter ("Sauveur" - règne de 305 à 283 - Quelques informations sur la dynastie) s'empara de l'ile, que ses descendants gardèrent jusqu'à l'intervention de Rome, qui l'occupa en 58, réglant à sa manière les conflits entre membres de la dynastie égyptienne au sujet de l'ile.

    Les Ptolémées installèrent leur première capitale à Salamine de Chypre avant de la déplacer à Paphos : les communications avec Alexandrie étaient plus faciles, il s'y trouvait un sanctuaire d'Aphrodite et de vastes forêts qui fournissaient le bois pour les constructions navales.

    La nécropole, très vaste, fut aménagée en dehors des murs de la cité, au nord et à l'est : pour les Grecs, la mort représentant une souillure, les cimetières devaient être rigoureusement séparés des zones d'habitation. Dans la partie nord, celle que l'on visite actuellement, l'on inhumait les notables, hauts fonctionnaires et membres de familles riches et influentes, ainsi que les gouverneurs, qui, avec le titre de stratègos ("général"), dirigeaient l'ile. Aucun "roi" n'y fut donc jamais enterré, mais comme ces gouverneurs se faisaient appeler "amis", "parents" ou "cousins" du pharaon, c'était tout comme.

    Le site fut utilisé continuellement comme cimetière durant les périodes hellénistique et romaine, du IIIème siècle ACN au IIIème siècle PCN, et servit de refuge aux Chrétiens lors de persécutions.  Au Moyen-Age, des squatters s'installèrent dans les grands tombeaux, dont ils modifièrent parfois l'agencement. Par exemple, ils divisèrent la chambre funéraire du tombeau n° 5 en logements, bâtirent un four de potier et l'utilisèrent comme bergerie.

    Au XIXème siècle, les "Tombeaux de Rois" attirèrent l'attention de Luigi Palma di Cesnola, consul des Etats-Unis de 1865 à 1877 et archéologue amateur, pour le plus grand malheur des sites anciens de l'ile. Les savants professionnels lui reprochent en effet d'avoir été plus intéressé par les beaux objets, qu'il pouvait revendre à ses clients, que par la préservation des sites. En clair : les Tafi tôn Vasiléôn furent tout bonnement pillés.

    Les fouilles reprirent en 1915, avec le dégagement des tombeaux à atrium et péristyle, et durèrent jusqu'en 1951. Ce n'est qu'en 1977 que le Département des Antiquités chypriote entreprit la fouille systématique, vraiment scientifique, des lieux.

2. Vues générales

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En 1980, l'UNESCO inscrivit les "Tombeaux des Rois" au Patrimoine Culturel mondial.
A première vue, on se demande pourquoi : le site, une vaste étendue désolée, ponctuée de quelques arbres, n'a
d'impressionnant que son étendue.
Vers l'est. En arrière-plan, la Paphos moderne.
Trois vues vers le sud et le sud-est.
Vers l'ouest.
Et enfin, en direction du nord.
Deux vastes espaces carrés aux murs verticaux furent creusés au nord et au sud de la zone principale des tombeaux à
 atrium
. On en ignore la signification et l'usage.
Vues de l'espace carré sud.
On distingue ici l'ouverture en forme de porte ménagée dans la paroi septentrionale de l'espace carré sud.
Les murs de l'espace carré sud.
Caueat uiator !
Comme le montrent les photos, le site est vaste. Les chemins sont en sable, terre battue ou pierre, et les zones d'ombres, en
dehors des tombeaux et de quelques arbres, fort peu nombreuses. Point de sympathique hôtesse déguisée en Cléopâtre,
Perséphone ou momie pour vous proposer le moindre rafraichissement. En été, Munissez-vous donc d'une grande bouteille
d'eau, enfilez des chaussures solides et protégez vos précieuses idées d'un couvre-chef adéquat.
L'une de mes connaissances me signale qu'elle a visité le site au printemps. Il avait plu abondamment et les tombeaux à
atrium (Nos 3, 4, 5, 6, 7, 8) étaient remplis d'eau.
Achetez également un petit guide à l'entrée, les indications et explications sur le site lui-même se réduisant à des plaques
 portant les numéros des grands tombeaux.
Comptez de deux heures à deux heures et demi de visite.
Comment y accéder ?
Si vous êtes en villégiature ou résidez dans la région de Paphos - Coral Bay, prenez tout simplement le bus !
Les lignes 10 et 15 de la compagnie ALEPA (horaires ici) passent juste devant.  Comme elles relient deux des plus
importantes cités balnéaires de l'ouest de Chypre, il y a un bus toutes les 10-15 minutes.
Le confort des véhicules va du correct au très bon. Les chauffeurs sont - comment dirais-je ? - parfois un peu... directs :
certains considèrent visiblement - et pas à tort - que le touriste est une espèce à dresser dès qu'il pose le pied dans le bus.
N'hésitez cependant pas à leur demander de vous signaler le bon arrêt  : ils le feront de bonne grâce. Pour un résultat
encore meilleur,  articulez "Tafi tôn Vasiléôn" plutôt que "Tombs of the Kings".


3. Des tombeaux creusés dans le roc

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Ne vous y trompez pas. Prenez la peine et le temps de parcourir le site en long et en large...
On distingue, à droite, le tombeau N° 7.



 

4. Deux tombeaux types : les N° 1 & 2

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4.1. Tombeau N° 1
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Vues extérieures.

  
Souvent, l'on accède au tombeau par un dromos, couloir en pente et/ou escalier.


Dans les parois de la chambre funéraire, sont aménagés des loculi, cavités de forme généralement rectangulaire où l'on
déposait le défunt.
Celui-ci en comportait deux pour des enfants et cinq pour les adultes.
les parois intérieures du tombeau étaient recouvertes d'un enduit et peintes.




4.2. Tombeau N° 2
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Celui-ci est un tombeau à atrium, c'est-à-dire à cour intérieure à ciel ouvert.
A gauche, le départ du dromos ; à droite, la chambre funéraire.
Les deux autels surmontant une niche funéraire taillés dans la pierre du mur du fond datent probablement de l'époque
romaine, où le monument  fut profondément remanié : les entrées du tombeau et de la chambre funéraire furent bouchées
et l'atrium fut couvert d'un toit en berceau, le quatrième côté, d'où est prise cette vue générale, devenant la nouvelle entrée.
La chambre funéraire, à voute en berceau, comportait trois loculi et deux tombes en fosse.
Les deux autels en bas-relief.
 
 
On accédait à l'atrium par un dromos de douze marches.
En bas, l'entrée de la chambre funéraire.


Vue générale sur la chambre funéraire.
Gros plans sur les autels d'époque romaine.

 

5. Loculi

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Qu'est-ce qu'un loculus ?
Tout simplement une cavité généralement rectangulaire où l'on déposait les défunts.



Non, inutile de coller le nez à l'écran : il n'y a plus aucun corps dans les loculi.
Je partage votre déception.

 

6. Niches funéraires

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Bon, et quelle est la différence entre un loculus et une niche ?
Cette photo l'illustre merveilleusement :
Les niches sont taillées parallèlement à la paroi rocheuse, les loculi, creusés perpendiculairement. 
 


7. Tombes en fosse

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Contrairement aux niches funéraires et aux loculi, qui étaient ménagés dans des parois, les tombes en fosse étaient creusées
dans le sol. Celles-ci, situées dans la zone entre les tombeau 3 et 4 et datant le l'époque hellénistique, servaient à des
inhumations familiales, les groupes de tombes étant séparés par des murs.
 Une vingtaine a été fouillée, dont cinq pour de très jeunes enfants.
Cette zone était équipée d'un système  de drainage.






8. Tombeau à loculi multiples

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Ce tombeau se caractérise par son grand nombre de loculi. Il y en a onze, si j'ai bien compté.
Les loculi, vus de gauche à droite.
Traces de peintures au-dessus d'un loculus.



Dromos en escalier taillé dans la roche.
 


9. Les tombeaux à atrium

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    Les tombeaux présentés ci-dessous, incontestablement les plus spectaculaires et les plus beaux du site, se situent au confluent des cultures égyptienne, grecque et macédonienne.

    Les Egyptiens considéraient que, le tombeau étant la dernière demeure du défunt, il devait ressembler le plus possible à une habitation. Ceux des Tafi tôn Vasiléôn trouvent donc tout naturellement leurs modèles dans les maisons à cour centrale (atrium) et péristyle, c'est-à-dire à portique sur les quatre côtés, de la Paphos hellénistique.

    Les éléments architecturaux sont, de toute évidence, d'origine grecque : cippes, frontons, entablements avec métopes et triglyphes, colonnes doriques d'une grande pureté conférant un style austère et grave à l'ensemble.

    Ne nous y trompons cependant pas : les tombeaux à atrium n'étaient pas monochromes. Nous savons déjà que l'image que nous nous faisons des bâtiments grecs anciens, et plus particulièrement des temples, que nous imaginons d'une blancheur immaculée et éclatante, est fausse : ils étaient rehaussés de couleurs vives et primaires, qui nous feraient hurler au mauvais gout. Les tombeaux à atrium des Tafi tôn Vasiléôn ne dérogaient pas à cette règle : parois et éléments architecturaux étaient recouverts d'un enduit de plâtre décoré de fresques, coutume qui semble trouver son origine en Macédoine, par exemple dans les tombes de Vergina.    


10. Tombeau N° 4

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Premier exemple d'un tombeau à atrium et péristyle.
L'angle nord-ouest vu du haut.
On remarquera que, si l'entablement de chacun des trois des côtés est soutenu par quatre colonnes, l'architecte a muni le
portique ouest de quatre piliers.
Des tombes en fosse ont été ménagées dans le sol du portique septentrional.
A gauche,  le portique sud.
Au fond, le portique oriental et l'entrée de la  chambre funéraire.
Angle nord-est et entrée de la chambre funéraire, où l'on distingue des loculi.
Piliers du portique occidental.
Angle nord-ouest : piliers et colonnes.
Angle sud-est du portique.
Tombes en fosse.
Loculi.
On distingue encore clairement les triglyphes (partie triplement cannelée) et les métopes (zone plate) de l'entablement du
péristyle.
Chapiteaux doriques.
Inscription "Phi - Xhi".
Toute personne pouvant m'en indiquer la signification recevra une jolie carte de remerciements électronique animée.
A l'arrière-plan, le puits dont était muni chaque tombeau à atrium.


Tombes en fosse du portique oriental.
Autres vues des loculi.


 

11. Tombeau N° 5

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Malgré les détériorations, ce tombeau à atrium reste imposant.
Il forme un carré de 14 mètres 80 de côté.
Les quatres portiques du péristyle sont supportés par des piliers massifs.
Vue sur le côté nord.
A gauche, le portique occidental, qui s'est effondré, vraisemblablement au  Moyen-Age.
Portiques nord et est.
Portiques est (au fond) et sud (à droite).
On distingue ici nettement l'emplacement du puits, ménagé, de manière inhabituelle, dans le sol de l'atrium, alors qu'il était
normalement creusé dans l'un des portiques.
Dans le fond de la photo, on distingue l'espace carré nord.
Vues du portique nord vers l'angle sud-est.
Angle nord-est du portique.
On remarque ici les niches et  loculi creusés dans les murs des portiques.
Portique nord. Au fond, l'entrée voutée du dromos, qui tourne à angle droit vers la gauche.
Angle nord-ouest.
Le côté sud et l'entrée de la grande chambre funéraire.
Dans le fond à droite, l'angle sud-ouest avec un four de potier, installé au Moyen-Age.
A cette époque, des squatters occupèrent le tombeau, construisirent des murs afin de boucher le portique et aménagèrent la
chambre funéraire en habitations. Evidemment, toutes les sépultures furent pillées.
Par la suite, le lieu fut transformé en bergerie.
Gros plan sur le four.
Il ne reste du portique ouest que ce moignon de pilier.
Un cippe, pilier bas indiquant la présence d'un tombeau. Souvent, il portait une inscription funéraire. Celui-ci était scuplté
dans la paroi septentrionale du dromos.


Le dromos en escalier, long de 7 mètres 40 et large de 2 mètres 80, nous emmène à cinq
mètres de profondeur. Il est parallèle à la paroi nord de l'atrium. Pour accéder à celui-ci, l'on
tournait donc en bas à droite.
On distingue clairement (enfin, j'espère...) le cippe surmontant une niche dans la paroi de
gauche.
Le même dans l'autre sens.
Des loculi étaient ménagés dans les parois.
Un loculus ?
Chambre funéraire.
 


12. Tombeau N° 6

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Ce tombeau est montré dans le sens dextrogyre, du sud vers le nord.
Il consistait en un atrium à péristyle sur lequel s'ouvrait, dans l'axe du dromos, une chambre funéraire voutée en berceau.
A droite, le débouché du dromos.
 L'ouverture du bas à gauche du dromos donnait sur un escalier de neuf marches conduisant à un puits circulaire et deux
niches avec une table à offrandes datant probablement de l'époque romaine.
Non, je n'ai pas de photo du puits : entre des clichés et ma précieuse intégrité physique risquée dans un escalier plutôt raide,
le choix fut vite fait. 
Restes de colonnes et tombes en fosse.
Loculus et niche.
A l'intérieur de la chambre funéraire, une tombe en fosse et trois loculi avaient été aménagés.
Ceux-ci étaient à l'origine scellés pas des dalles en pierre et encadrés d'une peinture imitant une porte en bois, dont
nous voyons encore les traces. On comprend pourquoi les visiteurs n'ont pas accès à cette pièce...
Le dromos.
On distingue la chambre funéraire au fond de l'image.
 

Mesurant 20 mètres de long, ce dromos est le plus long découvert à Chypre.
Après un escalier de quatorze marches, l'on suivait  un passage vouté.
Des niches et loculi ont été percés dans ses parois.
Une autre vue de l'atrium et de la chambre funéraire.
Gros plans sur les piliers.
Tambour de colonnes.
Les barbares sont passés.



13. Tombeau N° 7

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A nouveau, un tombeau à atrium et péristyle dorique.
Le dromos, à l'origine couvert, comporte un escalier et un couloir en pente douce menant à l'atrium.
Cinq niches et un loculus ont  été aménagés dans ses parois.
Bien que les portiques septentrionaux et orientaux se soient effondrés et que le portique ouest ait perdu ses colonnes, le
visiteur a une bonne idée d'ensemble du monument.
Dans le fond, une chambre funéraire située dans l'axe du dromos.  Elle comptait cinq loculi et quatre niches.
Les traces de l'enduit primitif sont encore visibles. A gauche, la porte de la deuxième chambre funéraire, qui comptait neuf
loculi.
Les loculi de la chambre funéraire septentrionale.
Chapiteau dorique, métopes et triglyphes.


Ce tombeau a été surnommé "Paleoeklisha", c'est-à-dire "vieille église".
L'angle nord-ouest.
Vue sur le côté nord.
Gros-plan sur la porte de la chambre funéraire nord.
Fait rare : l'encadrement en relief est assez bien conservé.

 

14. Tombeau N° 8

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Un petit tour vu du haut.
Le débouché du dromos.
On remarque au premier coup d'oeil que ce monument se distingue des tombeaux à atrium et péristyle du site. En effet, le
 centre en est occupé, non par une cour, mais par un énorme bloc rectagulaire taillé dans la roche (ici à gauche), dans lequel
des loculi et des niches funéraires étaient aménagés. Un puits était creusé sur sa plateforme.
On voit ici les niches et les loculi de la paroi sud.
L'un de ceux-ci est encadré de montants sculptés dans la roche.
Il semble que tous aient été surmontés de frontons leur donnant l'apparence de façades de temples.
Arcade au-dessus du passage oriental de l'atrium. On voit ici quelques-unes des dix-huit tombes aménagées dans le sol de
l'atrium au début de l'époque hellénistique.
Seules trois, recouvertes d'un tas de débris architecturaux qui en interdisait l'accès (fragments de colonnes, d'architraves, de
 frontons, un aigle sans tête, tous sculptés dans une pierre poreuse recouverte de stuc peint en bleu, jaune et rouge) ont
 échappé à la rapacité des pilleurs de tombes jusqu'à ce que les archéologues les exhument au XXème siècle. Toutes
trois contenaient le même matériel : deux amphores rhodiennes, un vase à parfum et une couronne de feuilles de myrte
(arbuste de Vénus et plante employée pour ses propriétés médicinales, à tel point que les Romains le considéraient comme
une panacée) en or.
Niches funéraires et loculi de la paroi septentrionale de l'atrium.
Un plan général sur le bloc central. A droite, l'entablement de l'entrée d'un loculus.
Gros plan sur l'entablement en question. Bel exemple de triglyphes et de métopes.
On y descend enfin. A droite, le débouché du dromos.
Vues du couloir méridional de l'atrium.
Dans le fond, l'arche qui donne accès au dromos, dont l'on distingue (regardez de près, s'il vous plait) le départ à droite.
Vue dans l'autre sens.
Dans le fond, l'entrée de la grande chambre funéraire.
Vue de deux des cinq loculi de la grande chambre funéraire, qui comportait également une tombe en fosse et un dépôt
d'ossements.
Angle nord-est de l'atrium.
Couloir nord de la cour.
Le même dans l'autre sens.
Chapiteau ionique.
Fragment de corniche.
Débris divers, dont des restes de colonnes et un bloc sur lequel on distingue encore des traces de peinture.
Niche funéraire.


Le dromos compte 13 marches.
Couloir nord de l'atrium.
Non, il n'y a pas de tache sur le bord supérieur de la photo : j'ai flouté la personne qui figure
sur cette prise.

L'escalier de seize marches menant à la plateforme du bloc central.
 D'autre vues du loculus taillé dans la façade ouest du bloc central.
Escalier ménagé dans la paroi sur de l'atrium, menant à un puits entouré d'une margelle
basse.

 

15. Tombeau N° 3

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Le plus beau pour la fin...
le péristyle compte 4 x 4 colonnes doriques.
Le dromos compte douze marches.
Au bas de l'escalier à gauche, on distingue le puits.
Il débouche dans l'angle nord-ouest de l'atrium, présenté ici dans le sens dextrogyre.
Au centre-gauche, le débouché du dromos et le puits.
Portique nord.
A droite, l'entrée d'une chambre à partir de laquelle des pilleurs de tombes creusèrent un passage vers un autre tombeau.
Angle nord-est.
A droite, l'entrée d'une chambre, probablement destinée à des fins cultuelles.
Portique oriental.
L'entrée de la chambre cultuelle, flanquée à droite d'une tombe en fosse.
Le même, en enfilade.
L'angle sud-est.
Portique méridional.
Angle sud-ouest.
Le portique occidental, avec l'entrée de la chambre funéraire.
A l'extrême-droite, l'on distingue l'ouverture du dromos.
Chapiteaux et entablements.
Chapiteau dorique.
Triglyphes.
La chambre cultuelle, voutée en berceau.
Les pilleurs de tombes sont malheureusement (enfin pas pour tout le monde...) passés : dans la pièce située de l'angle
 nord-est, ces visiteurs indélicats ont creusé un passage avec la chambre d'un autre sépulcre.
Niche funéraire.


Rien que pour le plaisir de les montrer, d'autres vues du péristyle.
Angle sud-ouest.
De la chambre funéraire vers la salle cultuelle.
Portique nord.
Colonne dorique de l'angle sud-ouest.
Bel exemple de cannelures.
La chambre funéraire. Elle comptait cinq loculi : trois dans la paroi gauche, deux dans celle
 du fond.
Gros-plan sur l'un de ses loculi.
Gros plan sur la tombe en fosse du portique est.
La pièce cultuelle.
Regard vers un autre tombeau, probablement ménagé par des pilleurs de tombes.

 

16. Divers

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Bases de colonnes.
Départ d'escalier.
Gros plans sur la roche.
Paroi du tombeau N° 6...
... et du tombeau N° 8.
Diverses traces de travail humain.
Il n'y a pas que des dépôts funéraires : les ravages des touristes.
Disons à leur décharge (si j'ose dire...) que le site manque d'aménagements, et particulièrement de poubelles.
Les outrages du temps : plafond effondré.

  
Tambour de colonne.

 

Liens

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Chypre : Sites généraux
http://www.cyprus.com/
http://www.kypros.org/Cyprus/tourist.html
http://www.kypros.org/
http://www.routard.com/guide/code_dest/chypre.htm
http://www.visitcyprus.com/wps/portal
http://www.photoway.com/fr/dest/CHY96_index.html
Se déplacer en bus à Chypre
http://www.cyprus.com/cyprus-general-info-transportation-bus-services.php
 Paphos et ses environs
http://www.paphosfinder.com/index.htm
http://www.world66.com/asia/middleeast/cyprus/paphos
http://www.easyvoyage.com/pays/chypre/paphos/
http://kypros.org/Cyprus/paphos.html
http://www.windowoncyprus.com/paphos.htm
http://www.discoverpaphos.com/
ALEPA, la compagnie des bus de Paphos
http://www.paphosfinder.com/transportation/alepa_bus_paphos.htm

Bibliographie

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Serge Bathendier, Chypre, Hachette Livre (Hachette Tourisme), Coll. Guide Evasion, 2007

Maria Hadjisavva, Les Tombeaux des Rois, un guide en couleurs avec uen introduction à l'ancvienne Paphos, éditeur ? Date ?

   

D. "October Equus" V. Oct-Déc08

   

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