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Fresque de la Villa des Mystères
Pompei
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"Une bibliothèque est un hôpital pour l'esprit."

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Bandes dessinées | Romans | Polars | Livres illustrés | Etudes et essais | Polémologie

Bandes dessinées

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Jacques MARTIN, Les aventures d'Alix, Casterman, Dargaud

    L'incontournable Alix, qui, avec Tout l'Univers, m'a appris à aimer l'Antiquité et particulièrement Rome.

    A noter que le style graphique a évolué, passant de la quasi-gravure des premiers albums à la "ligne claire" typique du réalisme belge.

    Autre évolution : les personnages deviennent, au fil des ouvrages, plus complexes. Le ton se durcit aussi, l'auteur n'hésitant pas à mettre en scène la cruauté dans les derniers albums. Deux signes d'une maturation des lecteurs.

    Enfin, Martin, dans un souci d'exactitude admirable,  s'est toujours tenu au courant des dernières recherches historiques et archéologiques, adaptant constamment décors et costumes.


 ROCCA & MITTON, Vae Victis, Soleil, collection "Soleil noir" , 1991 - , 11 volumes

    L'Antiquité comme Alix ne vous la raconte pas : la série raconte les aventures d'une jeune Gauloise lors de la guerre des Gaules. Dans un style expressionniste, toute la violence, la brutalité, la férocité et les appétits de cette époque.

    A ne pas mettre entre toutes les mains.

Romans
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 Jean DIWO, Les dîners de Calpurnia, J'ai lu, roman, 1996

    Après l'incendie de Rome en 64, Néron reconstruit la ville. C'est Severus l'architecte qui concevra pour l'empereur la Maison Dorée. Loin du Palatin, dans sa demeure du Vélabre, Severus, sa fille Calpurnia et son époux Celer réunissent autour d'eux des artistes, des poètes et des gens d'esprit tels que Martial, Juvénal, Tacite et Pline le Jeune. De Néron à Hadrien, Calpurnia sera au centre de la vie artistique et littéraire de la capitale de l'empire.

Lynda de Carlo


 Charles DUITS, Ptah Hotep 1 & 2, Denoël, Coll. Présence du Futur, 1971

    Un roman étrange, tant par le fond que la forme : dans un style hiératique et emphatique, Ptah Hotep, jeune prince, raconte ses aventures, pimentées de complots, de traîtrises, d'emprisonnements, de fuites, de bagarres, de batailles et d'érotisme dans une Antiquité parallèle où une catastrophe naturelle a bouleversé la géographie, les institutions, les cultures et les religions méditerranéennes en un curieux syncrétisme d'hellénisme, de romanité et de civilisation égyptienne.


 Gustave FLAUBERT, Salammbô, 1862, Le Livre de Poche N° 2794

    Comment ai-je pu l'oublier ? Gustave est définitivement, un demi-siècle avant Hollywood,  l'inventeur du peplum gore, avec ses ingrédients classiques : antiquité, exotisme, pittoresque, chaleur méditerranéenne, ampleur des décors, envergure des mouvements de foule, sadisme toujours apprécié des amateurs et une touche d'érotisme discret.

    La grande différence : le style.


 Robert HARRIS, Imperium, Plon, 2006

    A l’aube de ses 100 ans, Tiron, secrétaire particulier de Marcus Tullius Cicéron, décide d’écrire une biographie de son ancien maître qui a tellement marqué son époque, celle de la fin de la République. Alors qu’il n’est pas issu d’une grande famille et qu’il n’a pas de fortune, Cicéron n’a qu’un seul but : se lancer dans le cursus honorum, la  "carrière des honneurs", afin de parvenir au poste suprême, le consulat. Cicéron se lance dans la mêlée politique avec son seul talent face à des hommes redoutables et puissants tels que Crassus ou Pompée.

Lynda de Carlo


 Colleen McCULLOUGH, Les maîtres de Rome

    Grande fresque historique romancée en six volumes (pour l’instant). Remarquablement écrite et documentée malgré les titres français parfois idiots de certains tomes.

I - L’amour et le pouvoir, Pierre Belfond, 1990

    L’histoire commence en 110 avant notre ère à Rome et ce premier volume couvre dix ans de la vie de Caius Marius. Son ascension au consulat, la guerre contre Jugurtha, et les invasions des Germains en Gaule. Sous ses six premiers consulats, Marius croise le fer sur les champs de bataille tout comme au Sénat avec des familles telles que les Caepio, les Metellii, les Ahenobarbii ou encore Marcus Aemilius Scaurus.

 II - La couronne d’herbe, Pierre Belfond, 1991

    98 avant notre ère : après la gloire, le déclin de Caius Marius, l’ascension de Lucius Cornelius Sylla et l’enfance du Jeune Caius Julius Caesar. Les jeunes Pompée et Cicéron font leur apparition tandis que sur fond de la "Guerre Sociale" en Italie, Mithridate VI Eupator et Nicomède II roi du Pont aiguisent leurs couteaux puis passent à l’offensive.

 III - Le favori des dieux, L’archipel, 1995

    Le troisième volume commence en 83 alors que Sylla se bat en Grèce contre Mithridate. Il reviendra à Rome, et après les sanglantes proscriptions, deviendra Dictateur. Quant au jeune César, il continue son étonnante carrière, tandis que Sertorius s’installe en Ibérie. Mort de Sylla à la fin du volume.

 IV - La colère de Spartacus, L’archipel, 1997

    Ce tome débute en 80 et relate la guerre contre Sertorius et la révolte dite de Spartacus. Le jeune César navigue entre Pompée et Crassus afin de faire avancer sa carrière tandis que Cicéron plaide contre Verres.

 V - Jules César, la violence et la passion, L’archipel, 1998

    Cet ouvrage couvre la décennie 60-50 avant notre ère. Jules César s’oppose à Caton et à Pompée dans cette République où plus personne ne respecte les lois et les règles afin de devenir le premier des Romains. César est élu Pontifex Maximus, Lucullus mène campagne contre Mithridate et Cicéron évente la conjuration de Catalina.

 VI - Jules César, le glaive et le masque, L’archipel, 1999

    César s’allie à Crassus et à Pompée et est élu consul. Clodius exile Cicéron. César continue son irrésistible ascension.

 VII - La conquête gauloise, L’archipel, 2000

    54 avant notre ère : César gouverne la Gaule depuis cinq ans, entouré de ses légats, dont le décrié Titus Labienus et le frère de Cicéron, Quintus. Quand débute ce volume, César se trouve en Britannie où il a établi un camp, face à Portus Itius, en Gaule. Pendant ce temps là, Pompée demeure le « maître de Rome » malgré Clodius qui sévit. Quant à Crassus, Il n’a pas survécu à son expédition chez les Parthes. C’est ce moment là que choisissent les peuples celtes pour se révolter contre les romains.

 VIII - César Imperator, L’archipel, 2001

    Ce dernier tome, selon l’auteur, narre les années qui porteront Caius Iulius César au pouvoir dans la république de plus en plus finissante. Vainqueur de Vercingétorix et de la Gaule Chevelue, il décide de franchir le Rubicon, semant ainsi la panique dans les rangs des Boni et du Sénat qui quittent l’Italie dans le sillage de Pompée.

Lynda de Carlo

 Franck GARDIAN, Bélisaire ou le mendiant de Sainte-Sophie, Gaïa Editions, 2001

    Constantinople en 562 de notre ère. La fascinante capitale de l’Empire brille de ses mille feux : Sainte-Sophie, l’œuvre de l’empereur Justinien, dresse son incroyable architecture sur la cité. Mais l’empereur se meurt lentement dans son immense palais, et sous ses pieds, au cœur d’un dédale souterrain, se trame un horrible et machiavélique complot destiné à précipiter la chute de la ville et pousser l’Empire vers les ténèbres. Bélisaire, le général disgracié, et ses alliés sont mêlés à cette conspiration afin de l’anéantir et faire triompher le bien sur le mal.

Lynda de Carlo

 Olivier LAURENT, Le seigneur des chacals, Olivier Orban, 1986

    Cimon, jeune archer Crétois, s'embarque pour la Grèce à vingt ans à la recherche de son père parti se battre comme mercenaire pour le roi Prussias de Bithynie. Lors de son odyssée autour de la Méditerranée, son chemin croisera ceux de Philippe de Macédoine (le fils de Persée), de l'historien Polybe, de Scipion Emilien et enfin du roi Numide Jugurtha. C'est au service de ce dernier qu'il se mettra afin de combattre la suprématie naissante de Rome en cette deuxième moitié du second siècle avant notre ère.

Lynda de Carlo

 Roger MAUGE, Les fauves, Robert Laffont, 1993

    L'ancien officier gaulois Sulla profite agréablement de sa ferme près de Vienne dans la vallée du Rhône. Il est soudainement appelé à Rome par son ami Menesius, l'un des hommes d'affaires les plus riches hommes de l'empire, qui se dit menacé et réclame l'aide du Gaulois. Sulla devra affronter toutes sortes de dangers et de truands, des bas fonds de Rome aux antichambres du palais de Titus.

Lynda de Carlo

 Gerald MESSADIÉ, La fortune d'Alexandrie, Le livre de Poche, 1996

    Delia Hyperhynnia, une célèbre courtisane d'Alexandrie, disparaît mystérieusement de sa magnifique demeure après une tentative d'empoisonnement. Menacée, elle se cache de tous, de son protecteur Alexianus, des prêtres égyptiens, de la sorcière Anaxo ou encore des membres d'une secte, les hémérobaptistes.

Lynda de Carlo

 Jean-Claude PERRIER, Le fou de Dieu Héliogabale, Olivier Orban, 1988

Le 16 mai 218 de notre ère, Varius Avitus Bassianus est proclamé empereur. C'est à un adolescent de quatorze ans dominé par sa grand-mère, Julia Maesa, qu'échoit la couronne de l'Empire romain. Grand prêtre de l'Elagabal Syrien, le jeune empereur prendra le nom d'Héliogabale. Avant de mourir tragiquement, Héliogabale régnera en atteignant les sommets de la débauche et de la folie.

Lynda de Carlo

 Norbert ROULAND, Les lauriers de cendre, Babel, l999 (pour cette édition)

    Norbert Rouland, l’auteur de l’essai «Rome démocratie impossible», nous narre la vie de Lucius Livius, né à la fin du deuxième siècle avant notre ère dans une famille aristocratique. Mais tous les chemins ne mènent pas à Rome et Lucius, prédestiné à mettre ses pas dans ceux de son père, connaîtra finalement un destin inattendu sur les routes du monde antique.

Lynda de Carlo

 Gilbert SINOUÉ, La pourpre et l'olivier, Olivier Orban, 1987

    En 175 de notre ère, sous le règne de Marc-Aurèle, Calixte, jeune Thrace fils de Zénon, chaudronnier de Sardica, est vendu comme esclave sur le forum de Trajan à Rome. Le sénateur Apollonius ne se doute pas qu'il vient de faire l'acquisition d'un homme promis à une destinée incroyable : Calixte finira sa vie comme Pape. Mais avant de devenir le seizième successeur de Pierre, la vie de Calixte sera plus que mouvementée, entre Rome et Alexandrie, entre l'empereur Commode et sa concubine Marcia, en ce siècle où le christianisme est persécuté.

Lynda de Carlo

 Lyon SPRAGUE DE CAMP, De peur que les ténèbres…, Les belles lettres, Cabinet Noir, 1999

    Roman d'anticipation «humoristico-satirique». Rome 1936 : à la suite d'un glissement temporel, Martin Padway, archéologue américain, se retrouve projeté dans la Rome chrétienne du VIème siècle de notre ère menacée par la barbarie. Utilisant son sens commercial américain, il va devoir survivre dans cette Rome des Vandales et des Goths. Avec sa connaissance de l'histoire de la fin de l'Antiquité et grâce à des inventions de l'époque moderne, il met tout en œuvre pour changer la destinée de l'Italie et de l'empire. Padway naviguera entre Thiudahad, roi des Goths, et le célèbre Bélisaire au service de Justinien.

Lynda de Carlo

 Gene WOLFE, Soldat d'aretè ; Soldat  des brumes, Denoël, Présence du futur

    En trois volumes, sous la plume de l'un des écrivains de science-fiction américains les plus atypiques, les aventures de Latro, un mercenaire au service du Grand Roi à la fin de la Deuxième Guerre Médique et capturé par les Grecs. Victime de la  malédiction d'une déesse, Latro a deux caractéristiques : chaque matin, il perd le souvenir de tout ce qui s'est passé précédemment, et doit tout noter au jour le jour ; en compensation, il a acquis le don de voir les divinités. D'Athènes à la cité des "Cordiers", et de la Thrace à Olympie, Latro, en compagnie d'une petite esclave, d'un homme noir et de sa fidèle Falcata, recherche son identité, son pays d'origine et la cause de la malédiction qui a provoqué son amnésie, croisant la route de personnages bien typés, dont un poète au lourd accent béotien.


 Barbara WOOD, Séléné, Presses de la Cité, Presses pocket, 1988

    Au Ier siècle de notre ère, Séléné, fille adoptive de Méra la guérisseuse d'Antioche, suit son destin et se lance sur les routes de l'empire de Claude. Son périple la conduira vers Palmyre, Babylone, la Perse, Alexandrie et la Rome impériale à la découverte du savoir en médecine du monde antique.

Lynda de Carlo

Polars

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 Lindsay DAVIS, A l'ombre des conspirateurs, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 2000

    Marcus Didius Falco, agent impérial, espion à tout faire de Vespasien, est envoyé par ce dernier dans le sud de la péninsule accomplir une bien curieuse mission : rapatrier les cendres d'un défunt à sa famille. Falco devra nager en eaux troubles, de Pompéi à Rome, afin de traquer ceux qui complotent contre César.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, Les cochons d'argent, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 1999

    Marcus Didius Falco, enquêteur privé, après avoir secouru sur le forum une jeune inconnue, Héléna, se trouve plongé dans une sombre affaire de trafic de métaux précieux. Farouche républicain, Didius Falco se mettra néanmoins au service de Vespasien et de Titus afin de démasquer ceux qui vident indûment les caisses de l'État.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, Dernier acte à Palmyre, Èditions du masque, 2001
    Après la Germanie, Marcus Didius Falco se retrouve envoyé en Syrie par Vespasien qui s’intéresse à la légendaire et mystérieuse Palmyre. Avec sa compagne Helena, Marcus Didius se joindra à une troupe de théâtre ambulante afin d’explorer ces confins de l’empire à la poursuite d’un audacieux assassin.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, L'or de Poséidon, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 2001

    Impliqué dans un trafic de statues grecques monté par son frère défunt, Marcus Didius Falco se retrouve de nouveau en danger. Aux côtés de son père, poursuivi par des légionnaires et des collectionneurs d'antiquités dangereux, Falco se démène afin de se tirer d'un situation comme d'habitude fort périlleuse.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, Le temps des adieux, Èditions du masque, 2002

    Même quand il est à Rome, Marcus Didius Falco ne chôme pas : cette fois-ci, c’est à travers l’Urbs surpeuplée qu’il entame une course poursuite avec un criminel d’envergure, Balbinus Pius, puissant chef de bande. C’est en aidant son ami Petronius Longus, enquêteur des Vigiles, que Didius Falco se retrouve mêlé à une extraordinaire mais périlleuse aventure au cœur de la ville qui l’a vu naître.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, Une veuve romaine, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 1999

    Engagé par une riche famille d'affranchis, Marcus Didius Falco doit enquêter sur une veuve professionnelle qui doit épouser l'un d'eux. Severina Zotica, qui s'est enrichie de chacune des morts de ses défunts maris, sera au cœur de cette seconde investigation de Didius Falco.

Lynda de Carlo

 Lindsay DAVIS, Voyage en Germanie, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 2000

    L’empereur Vespasien décide d’envoyer l’enquêteur Marcus Didius Falco en Germanie à la recherche d’un légat disparu, d’un chef rebelle redoutable et d’une prêtresse mystérieuse. Cette mission périlleuse entraînera à travers des forêts sauvages Marcus Didius et ses compagnons, qui devront affronter non seulement les redoutables Bructères, mais surtout leurs peurs en ces lieux où des légions romaines avaient été massacrées à l’époque d’Auguste.

Lynda de Carlo

 Vous êtes un(e) fan de Lindsay Davis et de M. Didius Falco ?

    Rendez visite à FalcoPhiles.


 Robert HARRIS, Pompéi, Plon, Pocket, 2004

    Marcus Attilius Primus vient d’être nommé aquarius, ingénieur chargé de l’aqueduc Aqua Augusta et de contrôler l’alimentation en eau des cités de la baie de Naples. Aout 79 de notre ère :  il fait une chaleur torride sur la baie, mais Marcus Attilius n’a pas un instant à perdre pour accomplir sa mission : réparer l’aqueduc et affronter les notables de Pompéi, bien décidés à se débarrasser de cet ingénieur trop ingénieux alors que gronde le mont Vésuve, habituellement si paisible.

Lynda de Carlo


 Nino MARINO, Le rouge de Pompéi, Métailié, 1992

    Alors qu'il prépare tranquillement son banquet de réélection, Marcus Holoconius, l'un des deux duumvirs de Pompéi, est chargé d'élucider le meurtre mystérieux d'Emilia Prisca, la fille de Saturninus, l'homme le plus riche de la cité. Le duumvir doit mener son enquête sous le soleil de plomb de la Campanie de cette fin du mois d'août 79 de notre ère.

Lynda de Carlo

 Jean-Pierre NÉRAUDAU, Le mystère du jardin romain, Les Belles Lettres, 1992

    Apronia, la seconde femme de Marcus Plautius, est retrouvée défenestrée dans le jardin de la maison familiale. Tanaquil, la grand-mère de Plautius, amie de la veuve de l'empereur Auguste Livie, doit résoudre ce meurtre afin de disculper son petit-fils, accusé du crime par Tibère.

Lynda de Carlo

John Maddox ROBERTS, SPQR, un polar dans la Rome antique, J'ai lu, Polar, 1993

    Decius Caecilius Metellus, membre de la Commission des 26, est chargé d'une enquête sur un meurtre banal qui se révèlera avoir des ramifications jusqu'au sommet de l'Etat. Decius croise Cicéron, César, Pompée, la belle Claudia, à peine moins dangereuse que son frère Clodius, et un certain Milo que Cicéron défendra plus tard pour le meurtre du précédent.

Lynda de Carlo


 John Maddox ROBERTS, La République en péril, 10/18, grands détectives, 2005

    Sous le consulat de Cicéron, Décis Cécilius Metellus est devenu questeur du Trésor à Rome. Mais il s’ennuie à son nouveau poste et c’est peut être pour cela qu’il se lance dans une nouvelle enquête sur une série d’assassinats commis dans sa ville, qui le mèneront à une nouvelle conjuration visant la prise du pouvoir, impliquant notamment un certain Lucius Sergius Catalina.

Lynda de Carlo


 John Maddox ROBERTS, Sacrilège à Rome, 10/18, grands détectives, 2006

    De retour de Gaule et à la veille du triomphe de Pompée en 61 avant notre ère, Décius Cécilius Metellus, nouvellement sénateur, se trouve à nouveau plongé dans une série de meurtres insolites frappant Rome. Decius, aidé par son ami Titus Annius Milon, doit aussi lutter contre son ennemi implacable, Clodius, qui lui en veut toujours autant et qui ne pense qu’à une chose, l’envoyer ad patres.

Lynda de Carlo


 John Maddox ROBERTS, Le temple des Muses, 10/18, grands détectives, 2006

    Alors que Rome est sous la coupe du triumvirat de César, Crassus et Pompée, Décius Cécilius Metellus profite des plaisirs d’Alexandrie la grecque, de ses monuments et de ses banquets. Mais même loin de Rome, Decius ne peut s’empêcher de s’attirer des ennuis en fouinant là où il ne devrait pas, en enquêtant sur un meurtre aidé de Julia, la nièce de César.

Lynda de Carlo

 Steven SAYLOR, Du sang sur Rome, Les mystères de Rome vol. I, Ramsay, 1991

    Marcus Tullius Cicéron, jeune avocat débutant, a choisi de défendre Sextus Roscius, accusé de parricide. Cicéron fait alors appel à Gordien, enquêteur privé, pour l'aider à disculper son client. Aidé de Tiron, l'esclave de Cicéron, Gordien mène son enquête dans la Rome du dictateur Sylla.

Lynda de Carlo

 Steven SAYLOR, L'étreinte de Némésis, Les mystères de Rome vol. II, Ramsay, 1992

    Gordien est engagé par Marcus Crassus, l'homme le plus riche de Rome, pour résoudre le meurtre de Marcus Mummius, l'un de ses protégés, assassiné par des esclaves. Gordien et son fils Eco doivent mener l'enquête dans la baie de Naples pendant que menace la révolte de Spartacus.

Lynda de Carlo

 Steven SAYLOR, L'énigme de Catalina, Les mystères de Rome vol. III, Ramsay, 1993

    Alors que la République est menacée par les ambitions de César et Pompée, le consul Marcus Tullius Cicéron charge l'enquêteur Gordien de surveiller l'intriguant sénateur Lucius Sergius Catalina. Des cadavres commencent à pleuvoir dans la ferme où Gordien et les siens vivaient en paix en suivant les préceptes de Caton l'ancien.

Lynda de Carlo

 Steven SAYLOR, Un égyptien dans la ville, Les mystères de Rome vol. IV, Ramsay,10/18,1999

    56 avant notre ère et Cicéron vient de rentrer d’exil. Gordien se retrouve impliqué dans « l’affaire d’Egypte ». Depuis Sylla et dans le but de s’approprier sans coup férir ce riche pays, Rome s’est immiscée dans les querelles de succession des Ptolémée d’Egypte. Entre les Claudii, Crassus ou encore Marcus Celius, Gordien se trouve au cœur des complots politiques des maîtres de la République agonisante.

Lynda de Carlo

 Marie VISCONTI, Le Cheval d’Octobre, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 2000

    Appelé à l’aide par le préfet de la flotte impériale Pline, Helkias entreprend un long périple en Gaule Celtique, afin de résoudre un crime horrible mystérieux : le cadavre sans tête d’un romain à été retrouvé, paré d’une tête de cheval. Il faudra tout le courage et la perspicacité d’Helkias et de ses comparses afin d’affronter les légendes et des individus mal intentionnés dans ces terre reculées de l’Empire.

Lynda de Carlo

 Marie VISCONTI, Le masque de l’Atellane, Librairie des Champs-Elysées, Labyrinthes, 2000

    Helkias, riche avocat inconsolable de la mort de son épouse, se voit confier par Vespasien l’enquête sur la mort de Marciane, pupille de l’Empereur. A l’ombre du Vésuve, entre Cumes et Naples, c’est à Pouzzoles, la ville où il s’est retiré, qu’Helkias doit démêler l’écheveau complexe d’une série de meurtres au soleil.

Lynda de Carlo

Livres illustrés

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 S. & G. CASELLI, La vie des Grecs, Larousse, 1990

    Un panorama couvrant l'histoire, la culture et surtout la vie quotidienne et publique des Grecs, y compris celle des femmes, des enfants et... des esclaves.

    A regarder et à lire :  dessins nombreux, inspirés de documents archéologiques et littéraires authentiques, textes de présentation et notices courts, mais précis et clairs.


 Peter CONOLLY, Greece and Rome at War, Greenhill Books, 1998

    Cette histoire de la guerre antique s'étend des débuts de la Grèce des cités à la chute de l'Empire romain d'Occident. Comme toujours avec Connolly, l'iconographie abondante et de haute qualité (cartes, plans photos, dessins de l'auteur) vient soutenir et illustrer de manière pertinente et précise un ouvrage essentiellement axé sur les équipements et l'organisation des troupes.

    A noter :
- trois études détaillées de campagnes :  celles de Xerxès lors de la Seconde Guerre Médique, d'Hanniba'al en Italie, et de de P. Cornelius Scipio Africanus en Afrique ;
- Des domaines rarement abordés, comme les débuts du système militaire romano-étrusque ou les armées des populations villanoviennes (Aequi, Volsci, Samnites).


Peter CONNOLLY, Pompéi, Macdonald Educational, 1979

    Cette reconstitution de la vie quotidienne à Pompéi avant le désastre de 79 propose, sur la page de droite, des photos et dessins de l'auteur, sur la page de gauche, des commentaires.  Travail éducatif et esthétique remarquable.


 Peter CONNOLLY, The Roman Army, Macdonald Educational, 1980

    Du IIIème siècle Av. J.-C.  au IIème siècle Apr. J.-C., un tour d'horizon complet de l'armée romaine, dans tous ses aspects, de l'équipement et de l'organisation à la paie, les récompenses et les punitions. Infanterie, cavalerie, castramétation, sièges, marine.

    Avec, ce qui ne gâche rien, les illustrations de Connolly...


François GILBERT, Le soldat romain à la fin de la République et sous le Haut-Empire, Editions Errance, Paris, 2004
Frank MATHIEU, Le guerrier gaulois, du Hallstatt à la conquête romaine, Editions Errance, Paris, 2007

Eric TEYSSIER & Brice LOPEZ, Gladiateurs, des sources à l'expérimentation, Editions Errance, Paris, 2005

    Des gens qui se déguisent en légionnaires, gladiateurs ou guerriers celtes ? Au mieux des fantaisistes ; au pire des amateurs d'armes qui cachent leur fascination morbide pour les armes et le sang versé (gouts typiques de l'homo sapiens mâle, ajoutera-t-on perfidement) derrière le prétexte historique.

    Pas du tout : se basant sur les sources tant textuelles qu'archéologiques, des associations s'efforcent de reconstituer expérimentalement et grandeur nature les équipements, la vie quotidienne et les tactiques des combattants de l'Antiquité. Iconographie riche et textes à déguster lentement, car ils nous réservent quelques belles surprises et détruisent pas mal d'idées reçues.


 Jacques MARTIN & Pierre DE BROCHE, Les voyages d'Orion, La Grèce I & 2, Deux Coqs d'Or, 1990 & 1994
 Jacques MARTIN & Gilles CHAILLET, Les voyages d'Orion, Rome 1 & 2, Orix, 1993 & 1995

    Beau, impressionnant et instructif.

    Sur la suggestion de compagnons de voyage, Jacques Martin a entrepris de reconstituer graphiquement les principaux sites de la Grèce ancienne et les monuments de la Rome impériale.

    Chacun fait l'objet d'une notice explicative avec photo, et surtout des reconstitutions dans ce style à la fois  clair, net, fouillé et (trop ?) léché qui a fait la célébrité de l'oeuvre de Martin et de ses disciples. Avec, en prime, un petit jeu visuel qui consiste à découvir où se cache Orion sur chaque dessin.


 Jacques MARTIN & Marc HENNIQUIAU, Les voyages d'Alix, La marine antique I & II, Orix, 1997 & 1999

    Dans la ligne des quatre ouvrages précédents.

    De la marine égyptienne aux dromons byzantins et aux knörrs vikings, un panorama de la marine ancienne. L'on se jette sur les illustrations, mais les notices historiques et techniques (pas trop) corrigent bien des erreurs d'interprétation passées.


John WARRY, Histoire des guerre de l'Antiquité, Encyclopédie visuelle Bordas, 1981

    De l'époque mycénienne à la chute de l'Empire romain, un récit complet de l'histoire militaire de la Grèce et de Rome.

    Une riche iconographie (cartes, plans de batailles, photos, dessins) en fait une mine d'informations, tant en ce qui concerne le combat naval que terrestre (non, pas aérien !).

Etudes et essais
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L'Antiquité : généralités et civilisations méditerranéennes

 François DECRET, Carthage ou l'empire de la mer, Seuil, Points/Histoire, 1977

    Tout ce que vous voulez savoir sur Carthage : origines phéniciennes, institutions, religion, archéologie, histoire.


 Catherine SALLES, Les bas-fonds de l'Antiquité, Petite Bibliothèque Payot, 1995

    Ce qu'on ne vous a pas dit de l'Antiquité à l'école, mais que vous soupçonniez se trouve ici : l'envers du décor. Edifiant....

    La première partie nous plonge dans le milieu de la prostitution et des banquets grecs, au travers de la carrière de Nééra, qui commence à "rapporter des bénéfices à sa patronne" à l'âge de 6 ans (il n'y a pas de faute de frappe), pour devenir proxénète et  finir par épouser rien moins que l'Archonte-Basileus d'Athènes.

    La seconde nous dévoile, au travers du quartier de Subure, des bordels, tripots, tavernes, rues et ruelles, la Rome des illusions et des plaisirs, des dangers et des  violences, de la misère, des épidémies et de la faim. Tous les niveaux de la société y passent, des pauvresses contraintes à la prostitution aux gangs politiques gravitant autour des puissants ou aux familles impériales qui s'encanaillent.


 L'Antiquité : une histoire, Coll. Ellipses, 2002 - 2003

    Une collection qui aborde l'Antiquité par thèmes en une série d'ouvrages concis et clairement structurés qui peuvent soit se lire comme des textes suivis, soit s'utiliser comme manuels de références.

- Alain Fouchard, Les Etats grecs
- Alain Fouchard, Les systèmes politiques grecs
- Dominique Gerin, Catherine Grandjean,  Michel Amandry & François de Callataÿ, La monnaie grecque
- Geneviève Hoffmann, La culture grecque
- Leopold Migeotte, L'économie des cités grecques
- Antoine Pérez, La société romaine


 Bernard SERGENT, Les Indo-Européens, Histoire, langue, mythes, Bibliothèque Scientifique Payot, 1995

    La somme actuelle et indispensable des connaissances dans un domaine de recherche pollué par des idéologues douteux. Au menu : définitions et histoire de la recherche en cette matière, peuples et langues indo-européens, la langue indo-européenne primitive, culture, pratiques sociales, institutions et religion des Indo-Européens primitifs, Indo-Européens et archéologie. Cet ouvrage se prête à deux types de lectures : on peut soit le lire d'une traite, soit l'utiliser comme ouvrage de référence, grâce à son organisation claire et fouillée.

    Un seul regret : l'absence de cartes (savez-vous où se trouvent Unjetitche et Vutchedol ?) et d'un index.


 Paul VEYNE, Le pain et le cirque, sociologie historique d'un pluralisme politique, Seuil, Points/Histoire, 1976

    Imaginez que le président de votre République ou votre Premier Ministre paie de ses propres deniers la construction d'un stade, d'un hôpital, d'un complexe administratif, ou régale la population de sa capitale... à ses frais. C'est ce que l'on appelle "évergétisme", et c'est ainsi que, dans la Grèce et la Rome antiques, étaient financés les grands travaux d'intérêt public et les réjouissances collectives.

    Avec une érudition stupéfiante (Paul Veyne saurait-il tout ?), recourant à la psychologie collective et individuelle, la sociologie et l'économie, l'auteur ne se contente pas d'en retracer l'histoire, mais en démonte les  causes et les mécanismes en un imposant volume jamais ennuyeux : l'auteur a du style et pose sur l'humanité un regard lucide, amusé et d'une ironie bienveillante.


Paul VEYNE, L'empire gréco-romain, Seuil, Coll. Des travaux, Paris, 2005

    La thèse qui sous-tend cette imposante collection d'articles est qu'il n'y eut pas, à partir du tournant des IIIème et IIème siècles ACN, deux civilisations se partageant l'espace méditerranéen, l'une grecque, l'autre romaine, mais une seule, résultat de l'assimilation de l'hellénisme par les élites romaines.

    Comme toujours revisitant avec son regard lucide et décapant les auteurs anciens et s'adressant à l'intelligence de ses lecteurs, Paul Veyne propose ici une série de réflexions sur des aspects variés d'une culture qui, la première, se voulut mondiale.

    Au sommaire :

- Qu'était-ce qu'un empereur romain ?
- Les présupposés de la cité grecque, ou pourquoi Socrate a refusé de s'évader
- Existait-il une classe moyenne en ces temps lointains ?
- L'identité grecque contre et avec Rome : "collaboration" et vocation supérieure
- Palmyre et Zénobie entre l'Orient, la Grèce et Rome
- L'art de Palmyre : "mondialisation", ressemblance, frontalité, yeux hallucinés
- Buts de l'art, propagande et faste monarchique
- Culte, piété, et morale dans le paganisme gréco-romain
- Païens et charité chrétienne devant les gladiateurs
- Les problèmes religieux d'un païen intelligent, Plutarque
- Passion, perfection et âme matérielle dans l'utopie stoïcienne et chez Saint Augustin
- La prise de Rome en 410 et les Grandes Invasions
- Pourquoi l'art gréco-romain a-t-il pris fin ?

La Grèce

 Eva CANTARELLA, Ithaque, de la vengeance d'Ulysse à la naissance du droit, Albin Michel, Coll. Histoire, 2003

    La thèse d'Eva Cantarella est claire : l'oeuvre d'Homère, reflétant les mentalités collectives du tournant des IXème et VIIIème siècles ACN, traduit des réalités sociales et politiques de cette époque. L'on y décèle, au travers des aventures d'Ulysse, l'évolution d'une société aristocratique animée par une culture dite "de la honte" où l'honneur, l'affirmation égoïste de soi et la vengeance occupent une place déterminante à l'état de pré-droit, où apparaît la notion de responsabilité subjective, précurseur de la cité archaïque et classique.

    Avec d'intéressantes considérations sur la place des femmes dans la société et l'imaginaire collectif (masculin s'entend) homériques, ainsi que sur la conception grecque de la survie après la mort.


 Carine DOGANIS, Aux origines de la corruption, Démocratie et délation en Grèce ancienne, PUF, Coll. Fondements de la politique, 2007 

   Pour nous, comme pour pas mal d'écrivains et penseurs anciens, le sycophante est un immonde délateur et un calomniateur sans scrupules.  Dans cet ouvrage, l'auteure montre que, si la sycophantie, ou accusation publique volontaire, contribua à la corruption du système politique athénien, elle traduisait à l'origine l'appropriation de la politique par le citoyen, dont la communauté attendait qu'il soit un militant et un défenseur actif de sa cité.


 K. J. DOVER, Homosexualité grecque, La Pensée Sauvage, 1982

    A partir d'une analyse du discours Contre Timarque d'Eschine recoupée par les peintures sur vases et différents témoignages littéraires, l'auteur décode en trois grands chapitres la conception qu'avaient les Grecs de l'homosexualité : la législation, l'Eros et ses expressions, Nature et Société. Avec des annexes sur l'exploitation de cette thématique par la comédie et la philosophie, l'évolution historique du phénomène, l'esthétique homosexuelle, l'homosexualité féminine.


 Pierre DUCREY, Guerre et guerriers dans la Grèce antique, Hachette, Pluriel, 1999

    De Mycènes aux Diadoques, l'évolution et les invariants de la guerre en Grèce ancienne : organisation, recrutement, armement, tactiques, fortifications, guerre sur mer, articulations avec la citoyenneté, l'économie et le sacré.


 Moses I. FINLEY, Le monde d'Ulysse, Seul, Points, 1986

    Pour les amoureux de l'Odyssée. Finley s'interroge d'abord sur les conditions littéraires de la création des épopées homériques. Ensuite, il démontre que, loin d'être une description de l'époque mycénienne, l'Iliade et l'Odyssée se déroulent dans une société réelle, celle des "Siècles Obscurs", Xème et IXème ACN,  que Finley analyse sous ses différents aspects : économie, échanges, travail, organisation sociale, "politique" et familiale, moeurs et valeurs.

    A lire en écoutant Il ritorno d'Ulisse in patria de Giacomo Badoara et Claudio Monteverdi. Evidemment.


 Victor Davis HANSON, Le modèle occidental de la guerre, Les Belles Lettres, Histoire, 1990

    La bataille hoplitique, mode de combat spécifique à la Grèce des cités, est pourtant à l'origine de la conception occidentale de la guerre.

    Délaissant les approches traditionnelles (tableaux d'organisation, description des équipements, analyse des opérations, géométrie de la bataille), Hanson se penche sur l'expérience physique et psychologique collective et individuelle des hoplites et les raisons qui ont poussé les cités hellènes à préférer un affrontement bref, cauchemardesque et décisif à la guerre d'usure ou d'embuscade.


 La Grèce ancienne, sous la direction de Claude MOSSE, Seuil, Points, Histoire, 1986

    Une collection d'articles parus dans la revue L'Histoire.
    Un bon aperçu des connaissances actuelles et des questions pendantes sur des thèmes variés.

    Au menu :

- La terre et le papier, entretien avec Louis Robert
- François Hartog, Ulysse et ses marins
Annie Schnapp-Gourbeillon, L'invasion dorienne a-t-elle eu lieu ?
-
Claude Mossé, La vérité sur Sparte
-
Claude Mossé, Le procès de Socrate
-
Maria Daraki, La sagesse des cyniques grecs
-
Claude Mossé, La démocratie athénienne
-
Claude Mossé, L'esclavage a-t-il existé ?
-
Jean Rouge, Les galériens d'Athènes
-
Olivier Picard, Les origines du monnayage en Grèce
-
Paul Faure, Les parfums de la Grèce
-
Maurice Sartre, L'homosexualité dans la Grèce ancienne
-
Claude Mossé, Splendeur et misère de la courtisane
-
Claude Mossé, La guerre du Péloponnèse
-
Philippe Gauthier, Xénophon et l'expédition des "Dix-Mille"
-
Yvon Garlan, Le siège de Rhodes
-
Claude Mossé, Les métèques à Athènes
-
Marie-Françoise Baslez, Le péril barbare : une invention des Grecs ?


 Claude MOSSE, Politique et société en Grèce ancienne, Le "modèle athénien", Flammarion, Coll. Champs, 1995 

    Athènes, le modèle de démocratie insurpassable ? Un beau mythe. Claude Mossé expose les réalités du système politique de cette cité : opposition citoyen/non-citoyen, égalité politique et inégalités sociales, fonctionnement réel de la vie politique et articulation entre celle-ci et la guerre.

 Annie SCHNAPP-GOURBEILLON, Aux origines de la Grèce, (XIIIIe-VIIIe siècles avant notre ère), La genèse du politique, Les Belles Lettres, 2002

    Nous nous sommes souvent représenté la chute du monde mycénien comme brutale puisque due aux invasions doriennes, et ouvrant sur les "Siècles Obscurs",  ère de profonde régression sociale, politique, économique et culturelle en rupture totale avec la civilisation hellénique du deuxième millénaire.

    Or, ces siècles ne sont "obscurs" que parce que nous les connaissons mal. Dans cet ouvrage qui réserve bien des surprises, Annie Schnapp-Gourbeillon s'emploie à combler ce vide, au travers de l'étude des causes de l'effondrement du système palatial, des modifications dans la manière de représenter la guerre, des prétendues invasions doriennes, des permanences, réaffectations et apparitions des sanctuaires, de l'apparition de l'alphabet et des conditions de rédaction des poèmes homériques.

    Ce qui surgit alors à nos yeux n'est pas un monde grec misérable et vide, mais une époque qui, en conservant des liens avec la civilisation mycénienne, a su innover pour aboutir à la polis des époques archaïque et classique.


 Jean-Pierre VERNANT et Pierre VIDAL-NAQUET, La Grèce ancienne, Seuil, Points, 1990-1992

    Dans ces recueils d'articles, Vernant et Vidal-Naquet décortiquent différents aspects des philosophies, mentalités collectives et mythes grecs à partir des oeuvres littéraires, de l'épigraphie et de l'iconographie. Nous pensons souvent l'histoire de la pensée grecque en termes de ruptures (ex : présocratiques / postsocratiques) ; les deux auteurs démontrent  les continuités entre la pensée mythique et les philosophes.

    Trois volumes, trois fêtes de l'intelligence :
    1. Du mythe à la raison, 1990
    2. L'espace et le temps, 1991
    3. Rites de passage et transgressions, 1992.


 Sous la direction de Jean-Pierre VERNANT, Problèmes de la guerre en Grèce ancienne, Seuil, Points/Histoire, 1999

    Cet ouvrage, publié à l'origine (1968) par les Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales rassemble une série de contributions de qualité sur la guerre en Grèce ancienne, sous ses aspects essentiellement sociologiques, mais aussi techniques et matériels. Que l'on en juge sur pièces :

Jean-Pierre Vernant, Introduction (à ne pas sauter !)
Michel Lejeune, La civilisation mycénienne et la guerre
Francis Vian, La fonction guerrière dans la mythologie grecque
Paul Courbin, La guerre en Grèce à haute époque d'après les documents archéologiques
Geoffrey S. Kirk, La guerre et le guerrier dans les poèmes homériques
Marcel Detienne, La phalange : problèmes et controverses
Moses. I. Finley, Sparte
Pierre Vidal-Naquet, La tradition de l'hoplite athénien
J. Taillardat, La trière athénienne et la guerre sur mer aux Vème et IVème siècles
Jacqueline de Romilly, Guerre et paix entre cités
Claude Mossé, Le rôle politique des armées dans le monde grec à l'époque classique
Pierre Ducrey, Aspects juridiques de la victoire et du traitement des vaincus
Yvon Garlan, Fortifications et histoire grecque
Pierre Lévêque, La guerre à l'époque hellénistique

Avec quatre contributions sur le char de guerre, de Paul Garelli, Elena Cassin, Jacques Gernet et Marcel Detienne


 Sous la direction de Jean-Pierre VERNANT, L'homme grec, Seuil, Points/Histoire, 1993

    "Que voulons-nous dire au juste quand nous parlons de l'homme grec et en quel sens sommes-nous en droit de prétendre en dresser le portrait ?" s'interroge Jean-Piere Vernant au seuil de l'introduction de cet ouvrage collectif. C'est que "l'homme grec" fut divers, non seulement géographiquement et chonologiquement, mais aussi dans les différents rôles qu'il assumait dans la société de son temps. Au sommaire :

Claude Mossé, L'homme et l'économie
Yvon Garlan, L'homme et la guerre
Giuseppe Cambiano, Devenir homme
Luciano Canfora, Le citoyen
James Redfield, Homo domesticus
Philippe Borgeaud, Le rustre
Charles Segal, L'homme grec, spectateur et auditeur
Oswyn Murray, L'homme grec et les formes de socialité
Mario Vegetti, L'homme et les dieux


Piere VIDAL-NAQUET, L'Atlantide, petite histoire d'un mythe platonicien, Points, Coll. Essais, 2005 & 2006 

    Inutile de chercher l'Atlantide dans les profondeurs de l'Atlantique : elle ne fut jamais qu'un mythe, né de l'imagination de Platon. Pierre Vidal-Naquet nous en retrace les interprétations et tentatives d'appropriation successives, des géographes et philosophes anciens aux nationalistes du XXème siècle. Avec, en invité surprise, Georges Perec.

Rome
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Jacqueline AMAT, Les animaux familiers dans la Rome antique, Realia/Les Belles lettres, Paris, 2002

    Dans cet ouvrage, l'auteure  analyse, sur base des textes anciens, les relations des Romains avec leurs animaux familiers : choix (qui nous surprendrons parfois, ne fût-ce que par leurs motivations), manières de les traiter, nourrir et soigner.

 Jacqueline CHAMPEAUX, La religion romaine, Le Livre de Poche, Références, 1998

    Un aperçu bref mais complet de la religion romaine, et une démonstration du fait qu'elle ne fut pas une pâle copie de la religion grecque. Elle était puissamment originale : formalisme exacerbé, conservatisme, absence de mythes, divinités parfois réduites à l'état de pures abstractions. Cependant, les autorités religieuses surent la faire évoluer avec prudence et y intégrer divinités et cultes étrangers, avant qu'étouffée par sa propre froideur et sa rigueur formelle, elle ne cède la place à des fois qui s'adressent aux émotions du fidèle, à qui elles promettent un salut personnel.


Corps romains, textes réunis par Philippe MOREAU, Editions Jérôme Millon, Coll. Horos, Grenoble, 2002 

    Notre relation à notre corps tient pour nous de l'évidence : nous vivons avec lui quotidiennement. Or, ce rapport n'est pas naturel, mais construit culturellement : il suffit de lancer une phrase telle que "Mon corps, c'est moi" et d'observer les réactions de son auditoire pour s'en convaincre.

    Les Romains, que nous croyons si proches de nous, bien souvent parce que nous projetons rétroactivement nos idées, préjugés et fantasmes sur eux, entretenaient avec leurs corps des relations qui nous sembleraient parfaitement étranges et étrangères. La preuve dans cet ouvrage collectif :

- Philippe Moreau, Introduction
- Clara Auvray-Assayas, La main du philosophe
- Catherine Baroin, Les cicatrices ou la mémoire du corps
- Mary Beard, Did Romans have elbows ? (Question on ne peut plus intrigante...)
- Pierre Cordier, Tertium genus hominum, l'étrange sexualité des castrats dans l'Empire romain
- Armelle Debru, Altération et démembrement, corps romains médicalisés
- Annie Dubourdieu et Elisabeth Lemirre, le maquillage à Rome
- Florence Dupont, Le lait du père romain
- Nathalie Ferrari, Le corps consolé, étude de la consolation privée dans la Rome antique
- Augusto Fraschetti, Il corpo del fondatore et le origine del patriziato a Roma
- Philippe Moreau, Positions du corps, gestes et hiérarchie sociale à Rome
- Odile Ricoux, Homo astrologicus, la mélothésie chez les astronomes latins
- Yan Thomas, Le corps de l'esclave et son travail à Rome. Analyse d'une dissociation juridique
- Jean-Paul Thuillier, Le corps du sportif romain
- José Kany-Turpin, D'un corps autre. Un point de vue latin dans De rerum natura ?
- Emmanuelle Valette-Cagnac, Corps de lecteurs
- Jean-Louis Voisin, Le corps du suicidé


 Jean-Michel CROISILLE, Néron a tué Agrippine, Editions Complexe, Coll. La mémoire des siècles, 1994

    Ce n'est pas le dénouement qui nous intéresse dans les tragédies, mais comment on y arrive. Cette solide étude historique tient en haleine comme une tragédie, un polar et un roman psychologique.


Florence DUPONT & Thierry ELOI, L'érotisme masculin dans la Rome antique, Belin, Paris, 200
Géraldine PUCCINI-DELBEY, La vie sexuelle à Rome, Tallandier, Paris, 2007

    Contrairement à nous, les Romains ne répartissaient pas les acteurs sexuels en "hétéros" et "homos", comme nous le faisons de nos jours : le monde antique étant une société du face-à-face où chacun se définissait par son statut (libre/non libre, citoyen/non citoyen, homme/femme, classe d'âge) et jouait le rôle qu'il était censé y tenir, les clivages contemporains n'ont aucune pertinence : pour résumer, il y avait d'une part ceux qui pénétraient et n'étaient jamais pénétrés (en clair, les citoyens mâles adultes) et les autres, qui pouvaient être pénétrés (et encore, dans des conditions qui dépendaient de leur statut).

    Deux ouvrages pour illustrer cette thèse et démontrer que la Rome antique, loin d'être le paradis de l'absolue permissivité sexuelle et du déchainement érotique sur lequel nous fantasmons parfois, corsetait étroitement, surveillait attentivement et sanctionnait férocement les comportements sexuels des individus : ainsi l'excès d'appétit sexuel pouvait détruire une réputation.

    Amateurs de sensations fortes, nouvelles ou troubles, passez votre chemin : ces ouvrages ne sont pas des catalogues de "pratiques" exotiques...
 Georges DUMEZIL, La religion romaine archaïque, Payot, 1987

    Certainement pas le meilleur ouvrage pour aborder la pensée et la méthode de Dumézil, tellement l'auteur fait preuve d'une érudition étourdissante et d'une analyse serrée afin de reconstituer la religion romaine primitive. Une démonstration, s'il en est, que les Romains n'étaient pas une horde d'abrutis manieurs d'araires et de glaives, conservateurs et peu imaginatifs, mais que, relisant leur héritage intellectuel indo-européen, ils ont su construire un système idéologique et religieux complexe, cohérent et puissamment structuré.

    Avec un appendice sur la religion étrusque.


 Sous la direction d'Andrea GIARDINA, L'homme romain, Seuil, Points/Histoire, 1992

    A ne pas confondre avec l'étude de Michel Meslin cité ci-dessous.

    Cet ouvrage collectif aborde les Romains sous douze angles différents, les décrivant de manière significative par les rôles sociaux qu'ils occupaient : le citoyen, le politique, le prêtre, le juriste, le soldat, l'esclave, l'affranchi, le paysan, l'artisan, le marchand, le pauvre, le bandit. Avec une introduction d'Andrea Giardina et une postface de Paul Veyne.


Lucien JERPHAGNON, Histoire de la Rome antique, Hachette Litératures, 2002 

    Un panorama de l'histoire romaine, combinant récit des évènements et exposé de l'évolution culturelle sous la plume intelligente, lucide et à l'humour parfois féroce de ce spécialiste de la philosophie antique, dont on visitera le site ici.


 Ramsay MAC MULLEN, Le déclin de Rome et la corruption du pouvoir, Les Belles Lettres, coll. Histoire, 1991

    Nous avons longtemps pensé la chute de l'Empire romain (en l'occurence de celui d'Occident) en termes de clichés : amollissement de Romains corrompus et avilis par le "pain et le cirque", influence"néfaste" des religions orientales, présence croissante et étouffante des "Barbares".

    Rejetant au passage les explications économiques comme non pertinentes, Mac Mullen préfère analyser le fonctionnement du pouvoir, pour dresser un constat accablant : le gouvernement impérial se révéla de moins en moins capable de contrôler les pouvoirs locaux et subordonnés, tant civils que militaires, qui confisquèrent l'autorité de l'Etat pour la mettre au service de leurs intérêts privés : corruption, concussion, exactions en tous genres sur les populations civiles, incapacité ou manque de volonté de défendre celles-ci contre les envahisseurs et les brigands, engendrant une perte totale de confiance des habitants de l'Empire dans leurs dirigeants.


 Alain MALISSARD, Les Romains et l'eau, Les Belles Lettres, Coll. Realia, 2002

    Là où les Romains passèrent, ils laissèrent fontaines, aqueducs, bains publics et privés, thermes, ...

    En trois chapitres (L'eau des usagers - L'eau des ingénieurs - L'eau du pouvoir), l'auteur décrit cette relation si particulière que la civilisation romaine entretenait avec l'eau. Eau utile, celle de l'hygiène, de la lutte contre les incendies et des industries ; eau des plaisirs et des spectacles ; eau à stocker, conduire, distribuer et évacuer ; eau telle qu'elle fut contrôlée, administrée et offerte par les pouvoirs successifs.


 Michel MESLIN, L'homme romain, des origines au Ier siècle de notre ère, Editions Complexes, 1978

    Une belle étude anthropologique des Romains. Notions fondamentales de la mentalité romaine (mos, ius, fas, fides), perception de l'espace et du temps, relation au pouvoir, aux étrangers, au destin, aux dieux, définition du bonheur et de la personne romaine.


 Claude NICOLET, Censeurs et publicains, économie et fiscalité dans la rome antique, Fayard, 2000

    Cet ouvrage rassemble diverses études consacrées au rôle joué par l'Etat romain dans l'économie antique, plus particulièrement sous l'angle de la fiscalité, des recensements et des redistributions frumentaires. Quatre parties :

- Contrainte et logique de la cité antique : timocratie et impéralisme.
- Contribuables et patrimoine : monnaie et démographie.
- "Nourrir la plèbe : statesman's burden".
- Les sociétés de publicains.

    De Claude Nicolet, c'est dire...


 Danielle PORTE, Le prêtre à Rome, les donneurs de sacré, Petite Bibliothèque Payot, 1995

    Rome fut la cité de l'absolu politique, ce qui fait oublier que les Romains, collectivement et individuellement, entretenaient des relations assidues avec le sacré, et ce par l'intermédiaire de prêtres, collègues sacerdotaux et sodalités. Une mine d'informations sur l'organisation des sacerdoces, le statut du prêtre, son quotidien (gestes, pureté rituelle, instruments du culte, tenue vestimentaire, livres, calendrier...) et la place de la religion dans la vie publique.


Yves ROMAN, Empereurs et sénateurs, une histoire politique de l'Empire romain, Fayard,  2001

    Rome aurait été dirigée par un nombre anormalement élevé d'Empereurs "fous" ou "mauvais", dont la liste n'est que trop connue. L'on se pose cependant des questions lorsqu'on se rend compte que les contemporains qui ont écrit l'histoire de l'Empire romain étaient issus de l'ordre sénatorial. La thèse d'Yves Roman est que les "bons" empereurs étaient ceux qui faisaient une politique sénatoriale, tandis que les "fous" et "mauvais" ne respectaient pas le Sénat, s'opposaient à lui et, mus par une idéologie monarchique, se comportaient en autocrates. D'Auguste, qui met en place un régime ambigu où la monarchie se vêt des oripeaux de la République, à Constantin, qui hisse le Sénat au sommet de l'Etat pour mieux l'asservir, une histoire des relations souvent tendues entre les Empereurs et  la caste sénatoriale.


 Norbert ROULAND, Rome, démocratie impossible, les acteurs du pouvoirs dans la cité romaine, Actes Sud, 1981

    Un exposé diachronique des conditions économiques, sociales, morales et matérielles de l'exercice du pouvoir dans la Rome républicaine, de la chute des rois à l'établissement du principat, qui constitue avant tout un démontage sans complaisance (et quelque peu partisan, mais cela n'en rend l'exposé que plus croustillant) des moyens de domination utilisés par l'ordre sénatorial. Les deux derniers chapitres, "Le clientélisme politique contemporain" et "Le manuel de campagne de Quintus Cicéron" valent le détour...


 Catherine SALLES, Lire à Rome, Petite Bibliothèque Payot, 1994

    Lire, et notre manière de lire nous semblent tellement naturels... Or, la lecture est conditionnée par le contexte matériel, culturel, social, voire politique. La démonstration nous en est apportée ici en trois grands chapitres : position de l'écrivain romain dans la société, face au pouvoir impérial et à ses contemporains ; lectures publiques, édition et distribution des livres ; attitudes et comportements du public.


Ronald SYME, La révolution romaine, Tel-Gallimard, 1967

   Un monument. Même si l'édition originale date de 1939 et l'édition révisée de 1952, cet ouvrage reste essentiel pour comprendre le passage de la Res Publica à une monarchie qui n'osait dire son nom. Syme combine récit détaillé des faits, analyse psychologique des protagonistes, description de l'évolution des cadres politiques et sociologiques de la Rome et étude fouillée du système augustéen.

Byzance
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 John Julius NORWICH, Histoire de Byzance, Perrin, Coll. Tempus, 2002

        Toujours vivante, jamais ennuyeuse, une histoire de l'expansion et de la décadence de l'empire byzantin et une pittoresque galerie de portraits de ses empereurs, de Constantin "le Grand" à Constantin XI Paléologue Dragasès, avec, au final, quelques leçons :
- il n'est pas drôle d'avoir à combattre sur deux fronts ; encore moins sur trois ou quatre ; surtout quand c'est simultanément.
- Gouvernants, évitez les querelles religieuses : ça pourrit la vie d'un Etat.
- L'attitude des Etats Francs et de la Curie romaine à l'égard de Byzance fut constamment imprégnée d'une remarquable fraternité chrétienne ; et réciproquement.
- C'est moins la personnalité des empereurs qui fut déterminante dans la chute de l'Empire que le système de succession au trône, mélange, hérité de Rome, de transmission héréditaire et d'élection, celle-ci se fondant à la fois sur le prestige militaire, l'assentiment populaire et l'approbation divine (traduisez : du Patriarcat de Constantinople).

    Avec, fort heureusement, des cartes et arbres généalogiques.

Polémologie

"War is the very science of barbarity." (William Tecumseh SHERMAN)

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 Charles ARDANT DU PICQ, Etudes sur le combat, combat antique et combat moderne, Editions Champ Libre, 1978

    Tué à la tête de son régiment en 1870, le colonel du Picq laissa une oeuvre novatrice et féconde, que pas mal de généraux de la Grande Guerre eussent bien fait de lire, et singulière par sa liberté de ton :

    "Le combat est le but final des armées et l'homme est l'instrument premier du combat ; il ne peut être rien de sagement ordonné dans une armée (...) sans la connaissance exacte de l'instrument premier, de l'homme, et de son état moral en cet instant décisif du combat."

    Confronté à  la léthalité croissante des armes à feu, du Picq réfléchit aux conditions réelles du combat, donc au comportement de l'homme face à la peur. Il étudie à cet effet les batailles antiques et les combats du premier quart du XIXème siècle.

    N'étant pas un doctrinaire, du Picq n'a fondé aucune école de tactique. Son oeuvre vaut par sa méthode qui, avec une remarquable prémonition, l'a amené à conclure que la bataille moderne serait de plus en plus une bataille de soldats et d'officiers subalternes.
   

Charles Ardant du Picq


 Gérard CHALIAND, Anthologie mondiale de la stratégie, des origines au nucléaire, Laffont,1990

    De la stèle de Naram-Sin (XXIIIème siècle Av. J.-C.) aux théoriciens modernes de l'arme nucléaire, une collection impressionnante, riche et variée, de textes essentiels d'auteurs du monde entier, dont les "inconnus" et les "exotiques" ne sont pas les moins intéressants. L'introduction et la postface valent, à elles seules, le détour.

Merci à Freddy Dumont.

 Hervé COUTAU-BEGARIE, Traité de stratégie, Economica, Bibliothèque Stratégique, 1999

    L'auteur, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et du cours de stratégie au Collège Interarmées de Défense français, préside l'Institut de Stratégie Comparée.

    Monumental. Cet ouvrage est à la fois une histoire de la pensée stratégique et une présentation claire, pédagogique et érudite des fondements théoriques de la stratégie considérée en tant que "concept", "catégorie du conflit", "sciences", "méthode", "art" et "système". Il traite ensuite des stratégies maritime et aérienne, pour terminer sur la géostratégie. Bibliographie énorme, que l'on retrouve sur le site de l'Institut de Stratégie Comparée.

    On peut soit le lire d'une traite, soit en user comme d'une base de références indispensables.


 Jean GUILAINE & Jean ZAMMIT, Le sentier de la guerre, visages de la violence préhistorique, Seuil, 2001
 Lawrence KEELEY, Les guerres préhistoriques, Editions du Rocher, Coll. "L'Art de la guerre", 2002

    Qui a inventé la guerre totale et ses horreurs ? Les guerres de la Révolution et de l'Empire ? William T. Sherman et Ulysse S. Grant ? Les stratèges et les politiques de la Première Guerre Mondiale ?

    Pas du tout ! Dans La pensée sauvage, Lévi-Strauss avait déjà détruit l'image du bon sauvage intuitif et vivant en état de fusion quasi-mystique avec la nature. Les auteurs de ces deux ouvrages mettent définitivement à bas celle des hommes préhistoriques et "primitifs" tranquilles, pacifiques, amicaux, confiants et quelque peu naïfs. Il faut se rendre à l'évidence : la guerre n'a été l'invention ni de la civilisation, ni de l'Etat, mais a toujours été présente dans l'histoire de l'homo sapiens. Nous ne nions ce fait que par idéalisation rousseauiste et teintée de culpabilité des sociétés préétatiques.

    Le premier ouvrage, essai commun d'un archéologue et d'un médecin paléopathologiste, se base sur les faits archéologiques (iconographie, restes humains, artefacts, fortifications) pour démontrer que la violence guerrière a toujours existé, même depuis les sociétes paléolithiques.

    Le second s'appuie plutôt sur les témoignages anthropologiques et ethnographiques, ainsi que sur les déclarations de "Primitifs". S'interrogeant sur les armements, tactiques, stratégies, pertes, destructions et causes de la guerre primitive, Keeley prouve que, tant au niveau de la fréquence, des effectifs engagés, des pertes infligées que des motivations, elle est fort comparable à la guerre civilisée. Mieux - ou pis : elle est parfois bien plus impitoyable, destructrice et sanglante. A cet égard, les nombreux tableaux en annexe sont fort révélateurs.

    Avec une conclusion commune aux deux ouvrages, que le livre de Keeley développe plus amplement : "idéaliser l'homme primitif, c'est le déshumaniser."


 Jacques HARMAND, La guerre antique de sumer à Rome, P.U.F., 1973

    Tous les aspects de la guerre antique sont passés en revue dans ce petit ouvrage : fondements religieux, politiques et économiques, recrutement, armes et logistique,  tactiques, stratégies et action psychologique. Une mine d'informations.


 Alain JOXE, Voyage aux sources de la guerre, P.U.F., Coll. Pratiques théoriques, 1991

    Remarquable. Sur la même période et les mêmes thèmes que l'ouvrage de J. Harmand, une étude très différente : à partir de l'analyse des guerres antiques, Joxe dégage les structures de base de la guerre selon les quatre critères de l'économie, des représentations religieuses et symboliques, de la menace de destruction exercée par l'Etat et des modèles stratégiques et tactiques.

    L'auteur dirigeant le groupe de Sociologie de la Défense à l'EHESS, l'ouvrage appartient à la catégorie de ce que j'appelle "les bouquins qui se lisent avec un crayon".


 SUN TZU, L'art de la guerre, Flammarion, Champs, 1972

    Cinq siècles avant J.-C., Sun Tzu avait tout compris. Comme le précédent, à lire et relire.


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